Basket Landes face aux Flammes Carolo : un dernier défi avant la trêve internationale
Pour leur dernier match avant la coupure internationale, les Landaises ont encore un gros morceau à passer avec un déplacement toujours compliqué dans les Ardennes, chez les Flammes Carolo, ce samedi à 20 h 45. Le cerveau toujours en éveil, Basket Landes n’était pas encore monté dans l’avion ramenant la délégation landaise d’Istanbul, où il jouait mardi soir, que déjà, tous les esprits étaient tournés vers un nouveau déplacement, en train cette fois, direction Charleville-Mézières ce vendredi pour y défier les Flammes Carolo le lendemain soir.
Un sommet crucial pour la première place
Un nouveau sommet, peut-être moins impressionnant que celui face à Galatasaray certes, mais à l’intérêt évident : à trois journées de la fin de la phase régulière, les Landaises veulent éviter tout faux pas qui les priverait d’une première place particulièrement intéressante en vue des play-offs, ainsi que pour une qualification pour une nouvelle campagne en Euroligue. Face au troisième du classement, les bleu et blanc savent que toute saute de concentration pourra leur être préjudiciable.
Marie-Julie Levant, qui assurera, comme à Galatasaray, le coaching en l’absence de Julie Barennes, qui va devenir maman ces prochains jours, ne s’y trompe pas. « Il nous reste trois matchs en LFB et pour garder notre première place, on a le droit de n’en perdre qu’un. Donc ce match à Charleville est très important. On les a perdues au Match des Champions, on les a gagnées chez nous, on est allé gagner en Coupe de France là-bas mais à chaque fois, c’était serré. Chez nous, on a dû batailler pour repasser devant et l’emporter. Donc on sait que ça va être dur. Maintenant, les filles ont toujours eu la capacité à rebondir, j’espère qu’elles l’auront encore pour ce dernier match avant la trêve. »
La trêve, un mot magique pour les Landaises
La trêve. Mot magique, tandis que les Landaises enchaînent les matchs, certains à très haute intensité, tous les trois jours depuis le début de l’année et qu’elles ont paru bien émoussées face aux Turques. Alors deux semaines de coupure pour laisser la place à une fenêtre internationale apparaissent bien appréciables, même si la coupure effective sera en réalité très courte. « Couper un petit peu… Pas tant que ça ! Moi, je vais prendre quatre jours, c’est déjà ça, ça va faire du bien. Mais ces deux semaines n’ont de trêve que le nom : entre 5x5 et le 3x3, quasiment tout le monde est sur le pont. Les joueuses ne vont pas trop se reposer même si ce n’est pas le même rôle, ça va tourner. »
Concrètement, sur les dix joueuses professionnelles, deux seront bien en vacances : l’Américaine Julie Wojta et Camille Droguet. Leïla Lacan sera avec l’équipe de France 5x5 à Villeurbanne à partir du dimanche 8 mars pour le tournoi de qualification à la Coupe du monde 2026 qui aura lieu du 11 au 17 mars. Murjanatu Musa y sera également avec la sélection du Nigéria (les autres pays en lice sont la Corée, l’Allemagne, les Philippines et la Colombie). Dans le même temps, Becky Massey sera en Chine avec la Belgique. Quant à Myriam Djekoundade, Sixtine Macquet, Marie Pardon, Louise Bussière et Yohana Ewodo, elles seront toutes les cinq en stage avec l’équipe de France 3x3 à Landerneau, du 8 au 12 mars.
« J’espère que ça va bien se passer pour tout le monde. Après, c’est un changement d’air aussi dans les têtes. Je pense que ça fait du bien aussi à un moment donné et après il faut repartir sur ce qu’on a envie de faire », souligne Olivier Constant.
Ne pas laisser les Flammes Carolo s’enflammer
C’est une Sixtine Macquet prudente qui aborde cette 20e journée à Charleville-Mézières. La pivot de Basket Landes l’affirme : la déception et la frustration à l’issue de la manche 3 de demi-finale de play-in contre Galatasaray (67-51) sont réelles, mais évacuées. « On avait envie de se faciliter le parcours au Final Six, ce n’est pas grave : on ira chercher ce qu’il faut aller chercher. Maintenant, il faut s’y remettre tout de suite. » Mais ce ne sera pas simple à cette période de l’année. « Ce match-là a tout du piège : c’est le dernier avant la trêve, on sort d’un très gros bloc et en plus on se déplace. »
La native de Charnay sait que le comité de réception ardennais sera tout sauf facilitant. Les Carolo sont invaincues depuis cinq matchs en championnat et comptent un effectif redoutable, aussi bien individuellement que collectivement. Lors de leur dernière victoire, à Chartres (82-85), la meneuse Coline Franchelin et l’intérieure Elizabeth Dixon ont confirmé leurs excellentes saisons respectives en livrant des prestations de haut vol : 17 points, 7 rebonds défensifs, 8 passes décisives pour 22 d’évaluation pour la première, 18 points et 11 rebonds et 23 d’évaluation pour la seconde.
« C’est une équipe du top 4, on connaît sa valeur, confirme Sixtine. C’est une équipe d’attaquantes, avec de bonnes shooteuses de partout : il ne faudra surtout pas les laisser s’enflammer ! »
Un séjour au Paris Basketball pour s’inspirer
L’assistant coach en charge de la défense ne s’en cache pas : cette trêve, même courte, il l’attend avec impatience. « On a la tête dans le bouillon depuis la reprise, début janvier. On a beaucoup enchaîné, beaucoup travaillé. On va couper un peu tous, on a besoin, c’est hyper important de se régénérer, de s’aérer la tête. » Au programme pour le Breton : un petit « break » en famille mais aussi un séjour à Paris, avec Gaston Mugnier, le préparateur physique des Landaises. Au programme pour le duo : rencontres et visites à l’Insep et au Paris Basketball histoire de voir ce qui se fait ailleurs pour s’en nourrir.
« À la coupure d’automne, j’avais passé quelques jours au Stade Toulousain, où je connais quelqu’un qui m’avait proposé depuis longtemps de venir voir comment ils travaillaient. C’est super de pouvoir le faire, c’est très enrichissant, ça donne des idées dans l’approche des choses, pour les exercices. »
Avant de replonger la tête la première dans les affaires courantes. « Très vite, on (le staff, NDLR) commence à se projeter sur la suite et à essayer de faire quelques bilans. On profite des trêves pour se dire : ‘‘Qu’est-ce qu’on va modifier, qu’est-ce qu’on va garder ?’’ On commence à planter des petites graines et on va voir après ce qu’on va faire vraiment quand on aura décidé ensemble, insiste Olivier Constant. Il ne faut surtout pas croire que tout roule. Dans tous les matchs, il y a des contenus où il faut bien regarder ce qui fonctionne, ce qui fonctionne moins avec notre équipe. Qu’est-ce qu’on a envie de pousser plus loin : là on peut avoir un peu de temps pour travailler les choses qu’on n’a pas trop le temps de gommer le reste du temps. C’est le moment pour peut-être qu’on essaie d’y jeter un œil un peu plus approfondi. » Avec une dix-septième victoire en poche, synonyme de top 2 assuré, ce serait encore mieux, c’est certain.



