Basket Landes : l'organisation des déplacements et la vie en duo des joueuses
Basket Landes : déplacements et vie en duo des joueuses

Basket Landes : la vie nomade des professionnelles du basket

Trois jours seulement après leur rencontre d'Euroligue en Turquie, les joueuses de Basket Landes s'apprêtent à disputer un match ce dimanche (15h30) à La Roche-sur-Yon. Ce rythme effréné illustre parfaitement le quotidien des équipes professionnelles, particulièrement chargé cette saison pour le club landais qui cumule Euroligue, championnat et Coupe de France.

Un calendrier particulièrement dense depuis 2026

La semaine en cours est particulièrement révélatrice de cette intensité : à peine revenues d'Istanbul où elles ont affronté Galatasaray jeudi en demi-finale aller de play-in (défaite 81-72), via une escale à Bilbao, les Landaises ont directement mis le cap sur la Vendée pour la 19e journée de championnat. Une routine devenue habituelle pour ces athlètes qui partagent cette vie de nomade deux par deux à l'hôtel, avec des binômes généralement formés en début de saison.

« En général, ces duos restent inchangés toute l'année. Je n'ai jamais connu de modifications en cours de route », révèle Céline Dumerc, la directrice sportive de Basket Landes. « Très souvent, ce sont les joueuses elles-mêmes qui décident. Mais j'ai tout connu dans ma carrière : une année, c'était l'entraîneur qui choisissait et changeait les binômes chaque semaine, prétendant créer des liens dans le groupe. »

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La responsable sportive souligne l'importance de cette décision : « Ce n'est pas anodin. Il faut se sentir à l'aise avec sa 'roommate'. Personnellement, j'ai connu des expériences plus ou moins bonnes, mais jamais de véritable problème. »

Un match crucial face à Roche-Vendée

Alors que la saison régulière de Ligue féminine (22 journées) approche de son terme, Basket Landes pourrait faire un pas décisif vers le top 2 garantissant un avantage pour les play-offs. Leur déplacement à La Roche-sur-Yon ce dimanche (15h30) revêt donc une importance particulière, d'autant que Bourges, deuxième à seulement deux points, reçoit Lattes-Montpellier la veille.

La question principale concerne la récupération physique et mentale après le long voyage à Istanbul et la défaite frustrante en prolongation face à Galatasaray. Les Landaises ont livré une prestation particulièrement énergivore qui pourrait peser sur leur performance. Face à elles, les Vendéennes représentent un adversaire redoutable : depuis le début de 2026, elles affichent des performances consistantes, comme en témoigne leur récent match à domicile où elles ont tenu tête à Bourges (défaite 74-83). La prudence s'impose donc.

La formation naturelle des binômes

Au sein de Basket Landes, les duos se sont constitués de manière assez naturelle en début de saison. Becky Massey et Camille Droguet, toutes deux nouvelles au club, ont ainsi choisi de partager leur chambre. « Il y avait déjà des binômes existants et comme nous étions nouvelles toutes les deux, le choix était évident », explique la Belge Becky Massey. « Ça se passe très bien, on s'entend parfaitement. Cela peut aider dans les connexions, même si nous partageons déjà de nombreux moments ensemble en dehors du basket. »

Julie Wojta, également nouvelle, partage sa chambre avec Leïla Lacan, qui avait vu son ancienne binôme Clarince Djaldi-Tabdi partir pour Salamanque durant l'été. « Nous avons déjà joué ensemble à Angers lors de la saison 2023-2024. C'est bien plus confortable et agréable de partager sa chambre avec quelqu'un qu'on connaît déjà », confie l'Américaine. « Notre cohabitation est un mélange équilibré entre discussions et moments de calme. Nous nous entendons très bien. »

L'importance de l'équilibre dans la cohabitation

Céline Dumerc se félicite de ces arrangements : « Cela concerne des moments assez intimes. Partager la même chambre peut avoir des effets positifs en créant des liens qui se répercutent sur le terrain, mais aussi des aspects négatifs. Chaque duo doit trouver le bon équilibre : on échange forcément beaucoup sur la journée, sur le basket, mais il faut aussi savoir déconnecter et garder des moments pour soi. J'ai connu des coéquipières très silencieuses et d'autres extrêmement bavardes. »

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La directrice sportive insiste sur la communication : « Il faut discuter immédiatement s'il y a des points de friction plutôt que de laisser la situation s'envenimer, surtout pour des sujets comme le sommeil. Respecter le rythme de chacune, qu'on soit couche-tôt ou couche-tard, est essentiel. Il faut oser exprimer ses besoins. Ce n'est pas toujours idéal, cela demande une grande capacité d'adaptation, mais on finit par s'habituer à tout. »

Louise Bussière, qui partage sa chambre avec Sixtine Macquet depuis leur arrivée au club en 2023, confirme : « Nous avons l'habitude de nous adapter depuis longtemps, surtout avec les sélections en équipe nationale. » Leur binôme fonctionne si bien qu'elle déclare en riant : « Ça va, on arrive à cohabiter ! »

Les binômes officiels de Basket Landes

  • Marie Pardon avec Yohana Ewodo
  • Sixtine Macquet avec Louise Bussière
  • Myriam Djekoundade avec Murjanatu Musa
  • Becky Massey avec Camille Droguet
  • Leïla Lacan avec Julie Wojta

Routines et petites habitudes rassurantes

Louise Bussière et Sixtine Macquet, devenues amies après s'être connues dans le basket 3x3, ont développé une cohabitation harmonieuse. « Nous avons appris à nous connaître. Partager la chambre avec elle n'est absolument pas un poids, même si elle se couche plus tôt que moi », raconte Louise. « Dans les moments où j'ai besoin de calme, j'ai même l'impression qu'elle n'est pas là. Tout est simple, y compris le choix des programmes télé : nous nous consultons et trouvons toujours un compromis. »

Seul petit rituel dont Louise s'occupe systématiquement : « Ma mission, c'est de vérifier les rideaux ! Sixtine ne les ferme jamais complètement et je ne peux pas dormir s'il y a un peu de lumière », révèle-t-elle en riant.

Les deux joueuses ont également développé des habitudes réconfortantes avant les matchs : « Après la sieste, nous nous préparons en musique. Sixtine aime bien Jul, alors c'est souvent ce que nous écoutons. Et surtout, nous validons mutuellement nos coiffures », détaille Louise.

Ces petites routines, loin d'être anodines, aident les joueuses à se sentir mieux sur le parquet et à supporter les nombreux kilomètres parcourus sans les subir passivement. Une organisation minutieuse qui participe à la performance collective de Basket Lands dans cette saison particulièrement exigeante.