Trail de la foulée à Vauvert : un succès sportif marqué par une vive polémique
La 37e édition de la Foulée des Halles, désormais rebaptisée "Trail de la foulée", s'est déroulée à Vauvert dans le Gard, attirant une foule de passionnés de course à pied. L'événement a enregistré une participation en nette hausse avec 168 coureurs sur le parcours de 12 kilomètres et 110 athlètes sur la distance de 6 kilomètres. Cela représente une augmentation significative de 75 participants par rapport à l'édition précédente de 2025, confirmant l'attrait grandissant de cette compétition locale.
Un parcours vallonné qui séduit les coureurs
Les parcours, composés à 80% de monotraces, ont une fois de plus ravi les participants. Beaucoup ont exprimé leur surprise devant la beauté et le relief des bois de Vauvert, qu'ils ne soupçonnaient pas aussi vallonnés et pittoresques. Pour les trailleurs locaux, habitués à s'entraîner sur ces terrains, le tracé était familier, avec un départ et une arrivée situés au chemin des plaines, également connu sous le nom de "bassin de rétention".
Les coureurs vauverdois brillent sur leurs terres
La performance des athlètes locaux a été particulièrement remarquable avec plus d'une quarantaine de participants originaires de Vauvert. Parmi les faits marquants :
- Paul Baubiet a terminé deuxième du 6 km malgré un départ raté suite à un changement d'horaire de dernière minute.
- Sur le 12 km, Benjamin Ruedas a décroché une belle troisième place au scratch.
- Les autres lauréats incluent Florian Kiefer, David Dauphin, Giovan Mauras, Valérie Grande, Sophie Gautard, Quentin Allard, Sébastien Bonillo, Jimmy Bertin, Julie Dumas, Rémi Boileau et Cynthia Hanotaux.
Une polémique qui assombrit l'événement
Malgré le succès sportif, l'édition 2026 du Trail de la foulée a été entachée par une controverse concernant l'exclusion de coureurs âgés. Trois athlètes - deux de catégorie M9 (plus de 80 ans) et un de catégorie M10 (plus de 90 ans) - se sont vu refuser l'inscription. La présidente de l'EVA, l'association organisatrice de la course, a justifié cette décision en invoquant un parcours "trop accidenté" pour ces participants et en se référant au règlement qui stipulait explicitement l'interdiction aux coureurs M9.
Cette exclusion a provoqué une vive réaction. Par l'intermédiaire de Téo, petit-fils de l'un des coureurs refusés, une lettre adressée à la présidente de l'EVA circule activement sur les réseaux sociaux. Le jeune homme y dénonce une "discrimination par l'âge" envers son grand-père et son ami.
Une "vengeance" symbolique des coureurs exclus
En réponse à cette exclusion, les deux coureurs M9 ont décidé de participer malgré tout au 12 km, mais sans dossard officiel. Ils ont terminé la course et, selon les mots de Téo, ne sont "même pas morts". Le petit-fils espère que l'année prochaine, son papy Christian, son ami Jacques et leur copain Dominique - également refoulé - seront autorisés à courir officiellement.
Il souligne que ces coureurs expérimentés participent régulièrement à des courses "autrement plus difficiles" tout au long de l'année, et ce depuis plus de soixante ans pour certains. Cette polémique soulève des questions plus larges sur l'inclusion des sportifs âgés dans les compétitions d'athlétisme et la manière dont les organisateurs évaluent les capacités des participants en fonction de leur âge plutôt que de leur condition physique réelle.
Le Trail de la foulée 2026 restera donc dans les mémoires comme un événement à double visage : un succès sportif incontestable avec une participation en hausse et de belles performances locales, mais également une manifestation ternie par une controverse sociale qui dépasse le cadre strict de la compétition sportive.



