Mondiaux de tennis de table : les Bleus visent la Chine, outsiders ambitieux
Mondiaux : les Bleus veulent défier la Chine

Les Bleus veulent faire tomber la Chine

L'équipe de France masculine de tennis de table aborde les Championnats du monde, qui débutent ce samedi à Londres jusqu'au 10 mai, avec l'ambition de bousculer la hiérarchie établie par la Chine. Forts de leur titre de champion d'Europe, les Bleus se présentent en outsiders déterminés à titiller les géants chinois. Cependant, les prétendants au podium se sont multipliés autour de la table.

Il y a deux ans, les Français s'étaient inclinés en finale face à l'invincible Chine, battus 3-0, avec déjà dans les rangs adverses l'actuel numéro 1 mondial Wang Chuqin. Depuis, Félix Lebrun, Alexis Lebrun et Simon Gauzy sont toujours les titulaires d'une équipe dont le destin a basculé en 2024, entre explosion de popularité des deux frères, médailles olympiques et titres européens. Le dernier en date a été glané l'année dernière aux côtés de Flavien Coton et Thibault Poret.

« Même si l'équipe est composée de trois des cinq mêmes joueurs, ce n'est plus du tout la même », affirme l'entraîneur Nathanaël Molin, quand Alexis Lebrun évoque « un statut qui s'est un peu plus ancré ».

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Trois Français dans le Top 20

Au-delà du palmarès étoffé, le niveau individuel des Français a augmenté. Au classement WTT, trois d'entre eux (Félix Lebrun, Alexis Lebrun et Simon Gauzy) figurent dans le top 20, sept dans le Top 50. De quoi laisser espérer des retrouvailles entre les deux nations à la Wembley Arena, et une autre couleur de médaille, le 10 mai ? « C'est dans un coin de notre tête, mais on sait à quel point c'est dur », insiste Félix Lebrun, 4e mondial.

Les Chinois, invaincus depuis 2001, « restent numéro 1, appuie Nathanaël Molin, même si on a comblé du retard ». Pourtant, ils ne sont actuellement que deux à être dans le Top 10 (Wang Chuqin et Lin Shidong, 6e). « Toute ma vie j'ai vécu avec les Chinois 1, 2, 3, 4 et 5, poursuit Simon Gauzy. Désormais, si Wang Chuqin ne gagne pas un tournoi, il n'est pas toujours gagné par un autre Chinois. Est-ce qu'ils sont vraiment meilleurs (pour ces championnats) ? C'est pas sûr et pour moi c'était inimaginable de dire ça il y a deux ans ».

Peut-on attribuer cela à la seule progression française ? Évidemment que non. « Il y a un ping plus universel », indique Molin, et « une expertise qui s'est développée ». « On le voit au Brésil, en Suède, en Allemagne, au Japon, Taïwan », énumère ce dernier, qui cite même « l'Australie, qui commence à avoir une équipe très correcte ».

Un écart plus important chez les femmes

Pour Simon Gauzy « c'est incroyable d'avoir un championnat du monde où peut-être six ou sept équipes seront déçues de ne pas être sur le podium ». Parmi tous ces prétendants, le Japon du numéro 3 mondial Tomokazu Harimoto et du numéro 8 Sora Matsushima, fait partie des plus redoutés, « si vous me dites qu'ils feront champions du monde, je ne serais pas surpris », approuve Molin.

Les Français le croiseront d'ailleurs dimanche, après deux premiers matchs la veille (Taïwan et Allemagne), dans une formule où ces rencontres définiront les têtes de série du tableau principal. En revanche, l'écart entre la Chine et le reste du monde devrait à nouveau être difficilement comblé du côté du tableau féminin. Les Bleues n'affronteront pas les Chinoises en phase de poules, mais auront quand même fort à faire devant l'Allemagne, le Japon (samedi) et l'Angleterre pour se redonner confiance après des championnats d'Europe ratés (élimination en poules). « Ce n'était pas le plus plaisant de parler d'échec, mais c'était important de passer par là, on est une équipe assez jeune », analyse Prithika Pavade. Pour l'entraîneur Ludovic Remy, les Bleues auront « envie de réagir, bien qu'il sera très difficile de faire un podium. Il faut savoir se sublimer ». Cela vaudra pour les deux équipes de France.

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