Matthéo Soto, 21 ans, a remporté la médaille de bronze en rhythmic twirl senior hommes aux championnats du monde de twirling-bâton, qui se sont tenus à Paris du 5 au 9 août. Le Six-Fournais, qui participait à sa 19e compétition internationale sous les couleurs de la France, termine derrière deux Japonais, Ruka Ueda et Masaki Kinoshita.
Une performance au-delà des attentes
Avant la compétition, l'ambition de Matthéo Soto était d'entrer dans le top 5 mondial. Cette troisième place constitue donc « une très bonne surprise », comme il le confie. Le jeune athlète, qui s'est installé à Bordeaux, explique que la concurrence japonaise, nouvelle dans sa catégorie, a considérablement relevé le niveau : « Les Japonais sont arrivés dans ma catégorie. Ils sont très forts et j'avais hâte de me mesurer à eux. Avant, nous n'étions pas dans la même fédération. C'est une très bonne avancée pour notre sport, mais forcément, ça fait monter le niveau. »
Malgré un palmarès déjà riche de titres mondiaux et européens, Matthéo Soto se dit particulièrement fier de ce podium, obtenu devant le public français. Il ressent toujours la même émotion quand il représente son pays : « C'est quelque chose d'extraordinaire. On ne s'en lasse jamais. »
Un parcours débuté à Six-Fours
Matthéo Soto a commencé le twirling à l'âge de 6 ans au Réveil six-fournais, son club de Six-Fours. À seulement 10 ans, il participait déjà à ses premiers championnats du monde. En 2018, il est devenu champion du monde junior en rhythmic twirl, avant de remporter plusieurs couronnes européennes.
Depuis, sa vie a considérablement changé. Il a quitté le Var pour suivre des études d'infirmier à Paris. Aujourd'hui installé à Bordeaux, il travaille également avec son sponsor principal au développement d'une marque de vin sans alcool.
Un entraînement adapté à son métier d'infirmier
Son métier d'infirmier a modifié sa manière de s'entraîner. Finies les semaines parfaitement régulières : Matthéo doit désormais composer avec son emploi du temps professionnel. « C'est très variable en fonction de mon planning. Je peux faire trois heures dans le mois comme monter jusqu'à sept heures par semaine », explique-t-il.
Cette organisation atypique ne l'empêche pas de monter sur la troisième marche d'un podium mondial. Il regarde déjà vers la suite : les championnats d'Europe, puis les prochains Mondiaux. Après une édition largement consacrée à l'artistique, la prochaine fera davantage la part belle à la technique, un nouveau défi pour le Six-Fournais.



