Manon Poyard : de l'accident à cheval au retour gagnant en trail
Manon Poyard : accident cheval puis retour gagnant

En juin 2025, la carrière de l'athlète monégasque de l'extrême Manon Poyard a basculé suite à un accident à cheval. Son pied droit a été réduit en mille morceaux, nécessitant deux opérations d'urgence pour traiter de multiples fractures des métatarses. Le bilan est lourd : 46 jours de plâtre, trois mois de béquilles, puis une botte, avant de pouvoir remarcher. Tous ses engagements sportifs ont dû être annulés, notamment l'Ultra Spartan de Morzine et les championnats d'Europe en Finlande.

Un mental d'acier face à l'adversité

Manon Poyard confie : « Passer de 12 h d’entraînement par semaine à 0… Mentalement, c’était l’épreuve la plus difficile de toute ma vie. Un énorme choc car c’était la première fois que je ne pouvais pas utiliser le sport pour aller bien. » Elle a dû effectuer un travail sur elle-même pour accepter la situation et visualiser son retour. Après cinq semaines dans le plâtre, elle a repris l'entraînement de manière adaptée : en marchant sur les mains, en montant à la corde. « J’ai adapté tous mes entraînements pendant 6 mois, jusqu’à ce que le chirurgien me donne le feu pour courir de nouveau », explique-t-elle.

Une rechute et une nouvelle opération

En janvier 2026, elle participe à l'organisation du trail du Mont Agel, accompagnant les derniers participants. Mais à la fin de l'épreuve, son pied gonfle et les médecins annoncent : « Il faut enlever une broche ainsi que des vis et opérer de nouveau. » Avant cette seconde opération en mars, Manon Poyard réussit l'exploit de se qualifier pour les quarts de finale des Open de crossfit en salle, classée 13 000e sur 105 000 participants, alors qu'elle ne pouvait pas marcher quelques semaines auparavant.

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Le retour à la compétition : podium à la Sun Race

Deux mois après la seconde opération, elle prend part à la Sun Race de Menton, un trail exigeant de 46 km avec 3 000 m de dénivelé positif sous 30 degrés. Elle termine 2e femme et première de sa catégorie. « J’ai toujours eu cette devise de ne jamais abandonner. Tout est question de mental. Juste le fait de prendre part à la course, pour moi c’était déjà une victoire. J’ai tout fait pour garder cette deuxième place jusqu’au bout, mes parents étaient présents, ça m’a aussi beaucoup aidé », déclare-t-elle.

Cap vers de nouveaux défis

Après ce podium, elle enchaîne avec la Deka à Lisbonne, une course au format Spartan, où elle réalise un chrono de 46 minutes, décrochant la première place de sa catégorie et la 7e place sur 51 participants, sous 36 degrés. La blessure semble désormais un lointain souvenir pour celle qui ambitionne de refaire une Spartan, de se rapprocher des 100 km et de participer un jour à la Diagonale des Fous.

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