Domitille Kiger reprend le freefly après sa maternité
Après une interruption de quinze mois due à sa maternité, Domitille Kiger, multiple championne de freefly, a repris les entraînements durant les longs week-ends de début mai à l’aérodrome de Villemarie, à La Teste-de-Buch. Elle était accompagnée à chaque fois d’une équipe de neuf personnes.
Qu'est-ce que le freefly ?
Le freefly est une discipline du parachutisme qui se pratique à trois personnes et plus. Elle consiste à effectuer un saut en chute libre, entre 4 000 mètres et l’ouverture du parachute. Durant ce laps de temps, les participants réalisent des figures en 3D filmées par l’un d’entre eux, avec, par exemple, la tête en haut ou en bas.
Pour Domitille Kiger, cette reprise s’est effectuée dans un des plus beaux endroits qu’elle affectionne pour pratiquer sa discipline : le bassin d’Arcachon. Cette quadruple championne de France, championne d’Europe et double championne du monde a voyagé dans 72 pays et sauté dans 50, principalement en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, en Afrique du Nord et du Sud.
Objectifs records
Devenue entraîneuse et spécialiste des grandes formations, elle a pour objectif de battre un record à plus de 40 « tête en bas » féminin en Arizona, en novembre 2026. Ensuite, elle préparera le record mixte d’Europe à plus de 100, prévu en République tchèque à l’été 2027. Elle se rapproche petit à petit de son ancien record à 164 et de celui, malheureusement non abouti, à 200.
Une philosophie inchangée
La jeune femme est heureuse d’avoir repris son activité. Elle constate que la maternité n’a pas changé sa vision des choses. « Le parachutisme est un sport sûr, contrairement au ski ou à l’équitation », avance-t-elle. Elle a une approche philosophique quant à ses choix : « Je suis prudente. Pour moi, la part de risque est acceptable, même s’il n’est pas à zéro. » Le plus difficile étant de ne pas se percuter au moment de la formation des figures. C’est la qualité de vie, la relation à la communauté et tout ce qu’elle a vécu d’extraordinaire qui vaut « le risque ». Et ce choix n’a pas changé avec la maternité. « C’est aussi un sport principalement mental, où il faut savoir gérer ses émotions dans un environnement qui n’est pas naturel pour l’être humain », ajoute-t-elle. C’est ce qu’elle a appris depuis l’adolescence, période à laquelle elle avait demandé à sa mère de découvrir ce sport. Ce fut un véritable coup de foudre qui dure depuis vingt-six ans.



