Cécile Léger, championne de France de bodybuilding à 42 ans
Cécile Léger sacrée championne de France de bodybuilding

Une victoire remarquable

Le 12 avril 2026, Cécile Léger, une Dacquoise de 42 ans, a décroché le premier prix de la catégorie « bikini » au concours national de l’International Fitness and Bodybuilding Federation (IFBB). Ce titre de championne de France est l’aboutissement de six années de préparation intense et de détermination sans faille.

Un physique transformé

Hors période de « sèche », Cécile Léger peut passer inaperçue dans la rue, même si ses biceps affirmés et ses épaules carrées trahissent sa passion. En période de compétition, son corps devient une machine : zéro graisse, muscles tendus comme des arbalètes, courbes saillantes et volontairement caricaturales. « La catégorie bikini privilégie l’apparence féminine : un dos large, une taille fine, un peu de hanches, mais pas de grosses cuisses. C’est celle qui me correspond le plus », explique-t-elle.

Un parcours commencé tôt

L’haltérophilie, Cécile Léger l’a découverte à 11 ans, dans la salle de musculation de son grand frère. « J’ai toujours été hyper speed. Un jour où mon frère était blessé, j’ai demandé à mes parents si je pouvais le remplacer à la salle, ils ont dit oui. » À 18 ans, elle intègre la gendarmerie et met la pratique entre parenthèses. « Puis dans la vingtaine, j’ai eu ma fille. Une vie de maman qui court partout. Je faisais du sport à la marge. Ce n’est qu’en 2020 que j’ai souhaité me reprendre en main, d’abord au niveau de l’alimentation. »

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Un défi contre la maladie

En 2023, la maladie la rattrape : une spondylarthrite ankylosante, une affection génétique qui provoque des inflammations quasi permanentes. « Je vis avec des douleurs de sciatiques tout le temps. Pendant un an, j’ai tout arrêté, je n’arrivais même plus à marcher. » Malgré cela, elle conserve ses bonnes habitudes alimentaires et reprend le sport dès que possible, accompagnée par son coach Franck Masson. « Sans lui, je ne serais pas là où j’en suis. C’est le magicien qui travaille mon corps. »

80 % d’alimentation, 20 % d’exercice

Selon Cécile Léger, l’alimentation représente 80 % du travail en bodybuilding. « En période de sèche, on mange vraiment le minimum : du colin et des asperges pendant trois mois. En off, il faut grossir à nouveau : je mange des saladiers de riz, j’ai repris 7 kilos en moins d’un mois. » Pas de produits transformés : « Mon régime, c’est celui des grands-mères : viande chez le boucher, poisson chez le poissonnier, le plus naturel possible. »

Des ambitions internationales

À peine sacrée championne de France, Cécile Léger vise déjà les compétitions internationales. « Je peux désormais concourir à l’international. J’en vise pour la fin de l’année. » Avec sa volonté de fer, elle est prête à briller à nouveau sur les scènes du monde entier.

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