La Bordelaise Marie-Julie Bonnin termine septième des Mondiaux en salle
La perchiste française Marie-Julie Bonnin a terminé à une décevante septième place lors des Championnats du monde en salle, avec une barre à 4,70 mètres. La Bordelaise de 24 ans a été battue au nombre d'essais pour la médaille de bronze, dans un concours difficile à maîtriser qui s'est joué à cette hauteur.
Un podium déterminé par les détails
Molly Caudery a remporté le titre mondial avec un bond impressionnant à 4,85 mètres, tandis que le podium de bronze s'est joué à 4,70 mètres. Marie-Julie Bonnin a franchi cette hauteur au deuxième essai, rejoignant ainsi huit autres athlètes à ce niveau. Cependant, le règlement qui départage les ex æquo au nombre d'essais ratés a été fatal à la Française.
La championne du monde en titre en salle, qui avait remporté l'or l'an dernier à Nankin avec un saut à 4,75 mètres, devait cette fois aller plus haut ou connaître moins d'essais manqués pour monter sur le podium. Et c'était trop dimanche pour la Bordelaise, confrontée à un concours particulièrement exigeant.
Un concours cahoteux pour la Française
Marie-Julie Bonnin a connu une entrée en matière difficile dans la compétition. Seule à faire l'impasse sur la première barre de 4,35 mètres, elle a échoué net à son premier essai à 4,55 mètres, une hauteur pourtant passée par douze concurrentes dont sept dès le premier essai. La perchiste s'est rétablie au deuxième essai, mais en retombant tout près de la barre, ce qui a inquiété son entraîneur Damiel Dossevi.
À 4,70 mètres, la situation est devenue critique. Trois athlètes – Tina Sutej (Slovénie), Molly Caudery (Royaume-Uni) et Angelica Moser (Suisse) – avaient déjà franchi cette hauteur au premier essai, comme une prise de rendez-vous avec le podium. Marie-Julie Bonnin, elle, a connu un véritable désordre technique.
- Elle n'a pas enclenché son saut au bout de son premier élan
- Elle est revenue au départ pour retenter dans le temps imparti
- Ce premier essai bis s'est terminé sans saut non plus
La Française a finalement réussi à passer les 4,70 mètres au deuxième essai, retrouvant sa vitesse habituelle et un semblant d'ordre technique. Mais ce rétablissement tardif n'a pas suffi pour contester les places sur le podium.
Une soirée difficile pour l'athlétisme français
Dans la même soirée, les autres représentants tricolores ont également connu des fortunes diverses :
- Laeticia Bapté a échoué à se qualifier pour la finale du 60 mètres haies
- Titouan Le Grix a terminé neuvième du 1 500 mètres messieurs
- Agathe Guillemot s'est classée quatrième du 1 500 mètres féminin, malgré un nouveau record personnel
Avant les dernières courses, avec Clara Liberman sur le 800 mètres, la France restait bloquée à une seule médaille – le bronze de Yann Schrub sur le 3 000 mètres obtenu samedi. Un recul notable par rapport aux deux médailles de Bonnin (or) et de Wilhem Belocian (argent sur 60 m haies) remportées lors de l'édition 2025.
Marie-Julie Bonnin, qui devait enchaîner à 4,80 mètres – soit quatre centimètres au-dessus de son record personnel établi fin février à Clermont-Ferrand (4,76 m) – n'a pas réussi cette ultime hauteur. Seules Tina Sutej et Molly Caudery ont franchi les 4,80 mètres, cette dernière remportant finalement le titre mondial avec un saut à 4,85 mètres.



