Aunis Athlétisme La Rochelle Aytré : Le semi-marathon, pilier vital du club leader de Charente-Maritime
Derrière le semi-marathon de La Rochelle se trouve un club essentiel : l'Aunis Athlétisme La Rochelle Aytré. Depuis 1993, cette association porte la pratique de l'athlétisme sur l'agglomération rochelaise, née de la fusion du Racing Club Rochelais et de l'Élan Aytrésien. Coprésidée par Fabien Lasserre et Sacha Sicard, elle a repris lors de la saison 2024-2025 la tête des clubs de Charente-Maritime en termes de licenciés.
Un club en pleine expansion
Depuis septembre, plus de 500 adhérents sont licenciés à l'Aunis, et même 665 avec la section de Surgères. Malgré des départs d'athlètes nationaux à l'intersaison, le club confirme sa place parmi les meilleurs de Nouvelle-Aquitaine avec une 9e place à mi-saison, et un rang autour de la 100e place française sur plus de 2 000 clubs.
La formation locale assurée par Théo Costa porte ses fruits. Après la sprinteuse Agathe Capon, c'est désormais la triple sauteuse Laura Gravillon qui représente le club au plus haut niveau national. Cet hiver, elle a terminé à la 7e place des championnats de France en salle junior, quelques semaines après avoir battu son record personnel à 12,37 mètres.
Des performances sur tous les fronts
Le demi-fond va également plutôt bien comme l'attestent les 13 qualifications décrochées pour les championnats de France de cross. Le cadet Alexandre Marc s'est particulièrement distingué aux Nationaux de Carhaix le 8 mars avec une superbe 24e place, sans oublier le collectif cadet qualifié à cette occasion.
Les athlètes aunisiens aborderont les beaux jours avec l'intention de bien figurer aux championnats de France d'Ekiden à Châtelaillon-Plage le 19 avril, mais aussi aux Interclubs du mois de mai avec l'objectif de retrouver leur place en Nationale 2A.
L'organisation du semi-marathon : Un défi logistique
Si l'écrasante majorité des organisateurs de courses hors stade ont un an pour préparer leur événement, les dirigeants de l'Aunis Athlétisme doivent quant à eux animer au quotidien un club parfois présent sur plusieurs compétitions au cours d'un même week-end. Toutes ces sollicitations rendent l'organisation d'une course nationale particulièrement complexe.
C'est pourquoi le comité d'organisation, bâti autour de Mathieu Le Mouillour, s'avère indispensable pour dissocier la course de la charge quotidienne du club. Il constitue le cœur battant d'une épreuve aux retombées vitales pour faire vivre le club douze mois sur douze.
Des retombées financières indispensables
« Sans les recettes du semi-marathon, nous ne pourrions pas maintenir le salaire de notre employé ni avoir des intervenants diplômés rémunérés », explique Fabien Lasserre. « Cela nous permet aussi de payer du matériel, comme des perches. Il faut savoir qu'une perche coûte entre 500 et 800 euros. Mais c'est aussi le cas pour des javelots ou des poids. »
Dans un sport aux disciplines si éclatées (salle, piste, cross, route, etc.), Mathieu Le Mouillour note que les ressources de la course sont également vitales pour payer les déplacements aux compétitions. « C'est la vie du club qui se retrouve ainsi soutenue, avec la prise en charge des déplacements », précise-t-il.
L'éventail des catégories est large, des écoles d'athlétisme aux masters. Les jeunes catégories se déplacent moins loin mais, à partir de minimes, cadets et plus, il y a des championnats départementaux, régionaux et nationaux. « La finalité, c'est donc de pouvoir aider le plus les licenciés », ajoute Mathieu Le Mouillour. « Et n'oublions pas non plus la formation de nos bénévoles pour devenir juges. »
Fabien Lasserre complète : « Si on veut élever le niveau des athlètes, il faut aussi avoir des entraîneurs et bénévoles qui soient meilleurs dans leur domaine. »
La mobilisation des bénévoles
Avec 500 licenciés, l'Aunis Athlétisme n'est pas forcément mal loti pour recruter de potentiels bénévoles pour sa course vitrine. Un principe a d'ailleurs été instauré pour les athlètes souhaitant courir.
Mathieu Le Mouillour l'explique : « Nous avons besoin de plus de 300 bénévoles sur le week-end du semi-marathon. Nous sollicitons nos licenciés ; sans eux, nous ne pourrions pas organiser une course de cette ampleur. Nous les autorisons à participer mais à la condition de nous mettre un bénévole-signaleur à disposition pour sécuriser le semi. »
Voilà comment l'Aunis Athlétisme réussit chaque année à proposer un semi-marathon de qualité, et cela dure depuis près d'un demi-siècle, faisant de cet événement le pilier financier et organisationnel essentiel à la pérennité et au développement du club rochelais.



