Ski : les deux risques majeurs qui guettent les pratiquants
Lorsque l'on chausse les skis, deux dangers principaux planent sur les vacanciers. Le premier concerne les dommages corporels ou matériels infligés à une tierce personne, typiquement lors d'une collision sur les pistes. Le second risque touche directement le skieur : il s'agit des blessures personnelles ou de la casse de son équipement. Les conséquences financières peuvent rapidement devenir lourdes, en particulier pour des services comme l'assistance sur piste ou le rapatriement, dont les coûts grimpent vite.
Les assurances proposées avec le forfait : pratique mais coûteuse
Au moment de l'achat du forfait, des formules d'assurance semblent séduisantes. Elles promettent souvent le remboursement des forfaits ou des leçons en cas d'accident, la prise en charge du matériel loué, le paiement des frais de secours sur piste et de rapatriement, une couverture de responsabilité civile, ainsi que la garantie des frais médicaux et d'hospitalisation. Cependant, ces offres présentent des inconvénients majeurs. Elles sont fréquemment plus onéreuses que des assurances souscrites en amont, avec des plafonds de remboursement parfois restrictifs et des franchises élevées. De plus, elles risquent de faire doublon avec des garanties déjà actives dans d'autres contrats.
Le socle de base : l'assurance multirisque habitation
Un premier niveau de protection réside dans l'assurance multirisque habitation. Celle-ci inclut presque systématiquement une responsabilité civile, qui couvre les dommages causés à autrui sur les domaines skiables. Très souvent, elle comprend également, sans supplément de prix, une garantie villégiature protégeant le logement loué pour les vacances. Avec certaines options spécifiques, le matériel de loisirs, comme les skis ou les snowboards, peut aussi être assuré contre le vol ou la casse.
La prise en charge des blessures : entre Sécurité sociale et contrats complémentaires
Pour les blessures, la Sécurité sociale et la complémentaire santé prennent en charge les soins médicaux, mais elles ne couvrent pas toujours les frais spécifiques à la montagne. L'évacuation en barquette, le transport vers un hôpital ou une recherche en hélicoptère peuvent représenter une facture allant d'une centaine à plusieurs milliers d'euros. Ces dépenses peuvent être assumées par un contrat de prévoyance, tel qu'une garantie des accidents de la vie ou une assurance individuelle accident. Ces contrats peuvent en outre prévoir des indemnités en cas d'interruption de travail, d'invalidité ou d'aménagement du domicile suite à un accident.
Les garanties additionnelles : cartes bancaires et autres contrats
Certaines cartes bancaires haut de gamme offrent également des garanties assistance, frais médicaux ou annulation, ainsi que la couverture de la casse du matériel, à condition que le séjour et l'équipement aient été réglés avec ces cartes. D'autres contrats peuvent venir compléter la protection, comme une assurance-décès, une protection juridique en cas de litige, ou une assurance annulation. Il est également important de noter qu'en cas d'accident dû à une piste mal balisée, la responsabilité de la collectivité locale peut être engagée, ouvrant la voie à des recours juridiques.
En résumé, skier en toute sérénité nécessite une analyse minutieuse des assurances disponibles. Il est crucial de vérifier les garanties existantes, comme celles de l'habitation, et de comparer les offres pour éviter les doublons et les coûts superflus. Les risques en montagne sont réels, mais une couverture adaptée permet de les affronter avec plus de tranquillité d'esprit.