Affaire Epstein : Des élus américains dénoncent l'occultation de six noms dans les documents
Deux élus à la Chambre des représentants, le républicain Thomas Massie du Kentucky et le démocrate Ro Khanna de Californie, ont examiné des documents non caviardés du dossier Jeffrey Epstein le lundi 9 février 2026 au ministère de la justice américain à Washington. Ils ont constaté que les noms de six hommes ont été occultés sans aucune explication, soulevant des questions sur le respect de la loi de transparence adoptée en novembre 2025.
Une loi de transparence partiellement ignorée
Le ministère de la justice américain a publié le 30 janvier plus de trois millions de pages du dossier Epstein, en partie caviardées, affirmant ainsi s'acquitter de l'obligation légale de faire toute la lumière sur cette affaire politiquement explosive. Cependant, plusieurs parlementaires des deux grands partis, dont les coauteurs de la loi, Massie et Khanna, ont commencé à consulter les versions non occultées sur place. Thomas Massie a déclaré aux journalistes que les noms d'au moins six hommes ont été caviardés alors qu'ils sont probablement impliqués, et Ro Khanna a précisé que certains de ces noms étaient accompagnés de photos, sans justification.
Des personnalités de haut rang concernées
Les deux élus ont refusé de révéler l'identité de ces six hommes, mais Thomas Massie a indiqué que l'un d'eux est assez haut placé dans un gouvernement étranger, tandis que Ro Khanna a évoqué une personnalité éminente parmi les cinq autres. La loi autorise des caviardages uniquement pour préserver l'intimité des victimes, mais elle interdit expressément toute rétention de documents pour protéger des responsables gouvernementaux, des personnalités publiques ou des dignitaires étrangers, ou en raison de leur caractère politiquement sensible.
Des documents encore largement caviardés
Ro Khanna s'est étonné qu'une bonne partie des documents consultés restent caviardés, expliquant que cela est dû au fait que les documents fournis au ministère par le FBI ou les grands jurys l'étaient déjà. Thomas Massie a affirmé que le ministère doit réviser sa copie ou la faire vérifier par quelqu'un d'autre pour corriger ces erreurs. Le numéro deux du ministère, Todd Blanche, avait prévenu le 30 janvier que la masse de nouveaux documents ne contient pas d'élément pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires.
Des répercussions redoutées
Bien que la simple mention d'un nom dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori, de nombreuses personnalités redoutent les répercussions des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Cette affaire continue de susciter des interrogations sur la transparence et l'application de la loi, avec des élus appelant à une révision approfondie des documents pour garantir l'intégrité du processus.