Un calvaire qui dure depuis plus d'un an
Depuis plus d'un an, un appartement meublé situé dans le quartier du Mazel à Mende est envahi par des punaises de lit. Les occupants, un père et son fils en situation de handicap, vivent un véritable enfer. La fille et sœur des victimes témoigne, dénonçant l'inaction de Lozère Habitations, le bailleur social.
Des signalements ignorés
Selon elle, dès la mi-mai 2025, deux semaines après l'emménagement, une première punaise a été repérée. Elle affirme avoir immédiatement alerté Lozère Habitations. Une entreprise de désinsectisation est intervenue, mais n'a pas mené le traitement à son terme. Pendant plusieurs mois, plus aucune nouvelle n'a été donnée à la famille, laissant les insectes proliférer. Le lit, le fauteuil roulant, les vêtements, tout est infesté.
Aucun relogement proposé
Les locataires n'ont pas été relogés, ce qui les a isolés. Plus personne ne peut entrer pour le ménage ou les soins. La proche dénonce une situation invivable et un abandon pur et simple. Le père tente de traiter le problème par ses propres moyens, sans succès.
La mairie de Mende s'empare du dossier
La mairie a récemment reçu le directeur de Lozère Habitations, Sébastien Blanc. Ginette Brunel, première adjointe, reconnaît que le bailleur aurait dû agir plus tôt : « Sébastien Blanc aurait peut-être dû s'investir davantage dès les premiers signalements. » Cependant, elle précise que ces logements appartiennent au parc privé et que la commune ne peut intervenir directement.
Le directeur admet des erreurs
Sébastien Blanc concède que la première entreprise n'est pas allée au bout des mesures et qu'il y a eu des « malentendus ». Après la réunion avec la mairie, il a missionné une seconde entreprise pour éradiquer les parasites, espérant une intervention rapide. Il a également relancé la coordination entre les services sociaux et de santé pour que les locataires puissent être soignés.
Une réunion multi-partenaires
Une réunion s'est tenue le 20 avril dernier, rassemblant l'Udaf, les Dispositifs d'appui à la coordination, la direction départementale des territoires, les services sociaux et le conseil départemental. Malgré cela, aucun relogement n'est prévu à court terme. Sébastien Blanc indique que l'Udaf est sur le coup, mais qu'il n'y a pas de meublé disponible. Il estime que si la situation est bien suivie, elle pourrait être réglée d'ici deux mois.
L'isolement et la rupture de soins persistent
En attendant, le problème de l'isolement et de la rupture des soins pour les locataires reste entier. La famille continue de vivre dans des conditions insalubres, espérant une intervention rapide et efficace.



