La CGT du magasin Primark situé à La Valette-du-Var, près de Toulon, a lancé une alerte concernant le refus de la direction d'accorder des heures complémentaires aux salariés à temps partiel, en particulier aux étudiants. Dans un communiqué publié le 13 juillet 2026, le syndicat dénonce une situation qui pénalise surtout les jeunes travailleurs pendant les vacances estivales.
Des étudiants privés de ressources estivales
Selon le communiqué de la CGT, de nombreux étudiants employés chez Primark comptent sur leur salaire d'été pour préparer leur rentrée universitaire, en l'absence de bourse. Le syndicat affirme que la direction leur refuse la possibilité d'effectuer des heures complémentaires, les plaçant dans une situation financière difficile. « Pendant les vacances d’été, nombre d’entre eux ne perçoivent pas de bourse et comptent sur leur emploi pour préparer leur rentrée universitaire. Aujourd’hui, cette possibilité leur est refusée », a déclaré le syndicat.
Des promesses non tenues à l'embauche
Anais Pascual, secrétaire générale de la CGT, a souligné que l'entreprise avait récemment procédé à des recrutements en CDI, mais que ces embauches ne devraient pas empêcher les salariés déjà en poste d'augmenter leur temps de travail lorsque l'activité le permet. Elle a également affirmé que plusieurs salariés avaient été informés, lors de leur embauche, de la possibilité d'effectuer des heures complémentaires, sans que cette promesse ne se concrétise. « L’entreprise a récemment procédé à des recrutements en CDI, mais ces embauches que nous saluons ne devraient pas empêcher les salariés déjà en poste d’augmenter leur temps de travail lorsque l’activité le permet », a-t-elle déclaré.
La direction se défend, la CGT menace d'agir
De son côté, la direction de Primark a assuré, dans un courrier adressé aux représentants du personnel, qu'elle faisait « son maximum » pour proposer des compléments d'heures aux étudiants salariés lorsque les contraintes économiques et organisationnelles le permettent. La CGT juge cette déclaration en décalage avec la réalité vécue par les salariés concernés. Le syndicat demande à la direction de mettre ses engagements en pratique et de mettre en place une politique plus transparente concernant l'attribution des heures complémentaires. Il « se réserve le droit de mener une action dans les jours à venir si la situation n’évolue pas ».



