Paris : baisse de 16% des inscriptions en centres de loisirs après les scandales
Paris : baisse de 16% des inscriptions en centres de loisirs

La Ville de Paris a enregistré une baisse de 16% du nombre d’inscriptions d’élèves en centre de loisirs pendant l’été, soit environ 2.000 élèves en moins. Cette baisse intervient dans un contexte de multiplication des affaires de violences sexuelles dans le périscolaire parisien, alors que se déroulent les premiers procès d’animateurs mis en cause.

Des mesures maintenues malgré la baisse

« Cependant, nous accueillons à partir d’aujourd’hui 16.000 enfants chaque jour, soit un petit Parisien sur cinq. Les mêmes mesures que nous avons mises en place sur le périscolaire s’appliquent aux centres de loisirs », précise Anne-Claire Boux, adjointe aux Affaires scolaires et à la petite enfance.

« Cette baisse n’est évidemment pas surprenante compte tenu des différents scandales qui ont émaillé toute l’année scolaire à Paris. On avait déjà vu des parents qui tentaient de s’organiser autrement après la classe, donc à plus forte raison, quand on parle d’un centre de loisirs où leurs enfants vont passer des journées entières », réagit Anne, membre du collectif SOS Périscolaire.

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Un regroupement qui accentue la défiance

« La perte de confiance des parents en l’institution se comprend d’autant plus que les centres de loisirs fonctionnent par regroupement, puisqu’il y a moins d’enfants inscrits que le reste de l’année, ajoute-t-elle. Donc il va y avoir deux ou trois écoles regroupées dans la troisième, avec des agents que les parents ne connaissent pas du tout puisqu’ils viennent des autres écoles ».

132 animateurs suspendus à Paris

Depuis début 2026, la Ville a suspendu 132 animateurs, dont 52 pour « suspicions de violences sexuelles ou sexistes », un nombre traduisant un caractère « systémique » selon Emmanuel Grégoire, qui a mis en œuvre un plan d’action à 20 millions d’euros pour le périscolaire. Les groupes d’opposition de droite et LFI au Conseil de Paris ont tous deux réalisé en juin un signalement au procureur, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, pour mettre en cause la « responsabilité pénale » de la Ville dans ces affaires.

Une mission d’information transpartisane lancée

Une mission d’information et d’évaluation (MIE) transpartisane consacrée aux violences sexuelles dans le périscolaire parisien a par ailleurs entamé lundi ses premières auditions, à commencer par la nouvelle directrice des affaires scolaires (Dasco) de la ville Catherine Baratti-Elbaz, ex-maire du 12e arrondissement. Cette mission est lancée en parallèle d’une commission indépendante présidée par l’ex-juge des enfants Antoine Garapon ainsi que d’une mission d’information du Sénat.

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