Le Grand-Est champion du sexe oral selon une étude sur les pratiques sexuelles des Français
Grand-Est : champion du sexe oral selon une étude nationale

Le Grand-Est se distingue par une préférence marquée pour le sexe oral

Selon le dernier SexReport 2026 Adam et Eve, réalisé en partenariat avec l'institut Trends Research, les habitants du Grand-Est affichent une particularité régionale frappante en matière de pratiques sexuelles. L'étude, qui relève précisément les comportements intimes des Français, montre que 38% des résidents de cette région citent le sexe oral comme leur pratique favorite, soit un écart significatif de 10 points par rapport à la moyenne nationale qui s'établit à 28%.

Des pratiques similaires pour le reste, mais une fréquence légèrement supérieure

Pour les autres aspects de la vie sexuelle, l'étude ne révèle pas de différences majeures entre le Grand-Est et le reste du territoire. La position de la levrette arrive en tête des préférences avec 45% d'adhésion dans la région, contre 44% au niveau national. Concernant la fréquence des rapports, 34% des habitants du Grand-Est déclarent faire l'amour plusieurs fois par mois, une proportion légèrement supérieure aux 32% enregistrés pour la moyenne française.

Une donnée à prendre avec précaution selon les experts

Azur Lebas, responsable marketing chez Adam et Eve, modère ces résultats en précisant que c'est la première fois que l'étude inclut un focus régional. « Cette donnée sur le sexe oral ressort peut-être du fait des personnes sondées cette année, il peut y avoir de petites variations qui influencent rapidement les réponses. Il faudra voir si cette préférence se confirme l'année prochaine », explique-t-elle, tout en rappelant que le SexReport en est à sa sixième édition et permet de suivre les évolutions annuelles.

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La recherche d'explications reste infructueuse

La question de l'origine de cette prédilection pour le sexe oral dans le Grand-Est demeure entièrement ouverte. Les sexologues contactés, les magasins de sextoys et la littérature spécialisée ne fournissent pas d'explication satisfaisante. Les habitants eux-mêmes n'offrent que des réponses humoristiques, évoquant le climat froid de l'Est qui rendrait cette pratique pratique car « il n'y a pas besoin de se déshabiller complètement », ou des références à la Belgique voisine.

L'analyse d'une sociologue spécialiste des comportements sexuels

Janine Mossuz-Lavau, sociologue, romancière et politologue, directrice de recherche émérite au CNRS, apporte un éclairage nuancé. Elle souligne que sans enquête qualitative approfondie, il est difficile d'affirmer une spécificité sexuelle dans l'Est de la France. « Dans mes entretiens, de nombreuses femmes relativisent la pénétration en disant que la vraie jouissance vient du cunnilingus. Pour les hommes aussi, la fellation procure parfois la plus grande satisfaction. Cette pratique s'est généralisée alors qu'il y a cinquante ans à peine, elle était considérée comme propre aux prostituées », explique-t-elle.

La piste religieuse explorée mais non concluante

La chercheuse explore également l'hypothèse du rapport à la religion, notamment le protestantisme présent dans l'Est. « Le sexe oral, comme toute pratique qui ne débouche pas sur la procréation, est repoussé par l'Église catholique. L'Église protestante est plus ouverte, peut-être moins prescriptive, mais de là à expliquer ces chiffres, je ne crois pas », conclut Janine Mossuz-Lavau. Ainsi, la raison de cet enthousiasme régional pour le sexe oral reste, pour l'instant, sans explication scientifique établie.

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