Paris : excuses du maire pour l'embauche d'un animateur suspecté de violences sexuelles
Excuses du maire de Paris pour embauche d'animateur suspect

Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a présenté mercredi sur France 2 ses excuses pour l'embauche, dans une école du 11e arrondissement, d'un agent du périscolaire qui avait été soupçonné de violences sexuelles dans une école voisine.

Des excuses publiques

« Je m'en excuse », a déclaré l'édile socialiste, assurant que cette situation n'est désormais « plus possible » et qu'il « veillerait à ce que ça ne le soit plus jamais ». Le journal Le Parisien a révélé lundi qu'un animateur mis en examen en 2025 pour violences sexuelles sur mineurs dans une école du 11e arrondissement avait déjà été placé en garde à vue en 2024 pour des faits similaires dans une autre école du 10e arrondissement.

Un problème de droit

Emmanuel Grégoire a invoqué « un problème de droit » complexe à gérer pour la municipalité, étant donné que l'agent avait été innocenté. « Il n'existe pas aujourd'hui de condition qui nous autorise à le sanctionner » juridiquement, a-t-il souligné. « Le hasard a fait qu'une réunion d'information et de présentation du rapport de l'inspection générale sur ce cas a été organisée » mardi soir, encadrée par le maire du 11e arrondissement David Belliard et l'adjointe chargée des Affaires scolaires Anne-Claire Boux, a précisé le maire.

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Suspension immédiate au moindre signalement

Face à une « crise grave » pour le périscolaire, « des mesures exceptionnellement exigeantes ont été prises », a insisté l'édile qui a annoncé en avril un plan d'action de 20 millions d'euros pour le périscolaire. « Les animateurs sont suspendus systématiquement depuis que je suis élu au moindre signalement », a-t-il rappelé, répétant qu'il préférait « être injuste pour le moment vis-à-vis des agents plutôt que de prendre le moindre risque vis-à-vis des enfants ».

Emmanuel Grégoire s'était déjà déplacé la semaine dernière à l'école Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement, où les cas d'agressions sexuelles se sont multipliés. Il y avait présenté des excuses inédites, la ville y reconnaissant des « fautes graves » et des défaillances.

Depuis début 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Le parquet de Paris a de son côté ouvert des enquêtes pour de possibles violences dans un total de 84 écoles maternelles, une vingtaine d'élémentaires et une dizaine de crèches. Les 14 000 animateurs de la ville de Paris sont appelés à la grève jusqu'à vendredi contre des « suspensions arbitraires » dans un secteur « en sous-effectif chronique ».

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