Bac 2025 : le plus jeune candidat avait 8 ans, un âge plancher envisagé
Bac 2025 : âge plancher après un candidat de 8 ans

Baccalauréat : vers un âge plancher après un candidat de 8 ans en 2025

Le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Geffray, a annoncé ce mardi 19 mai un durcissement des règles du baccalauréat 2026. Parmi les mesures phares : un renforcement des exigences en orthographe, une lutte accrue contre la fraude et l'instauration d'un âge plancher pour se présenter à l'examen. Cette dernière décision fait suite à la candidature d'un enfant de 8 ans en 2025, le plus jeune jamais enregistré.

Orthographe : une exigence nationale pour la moyenne

Edouard Geffray a insisté sur la nécessité de maîtriser la langue française pour obtenir le baccalauréat. « Toute copie qui n'a pas un niveau suffisant en orthographe, syntaxe et grammaire ne peut pas avoir la moyenne », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Arcueil. Pour la session 2026, des consignes nationales seront données, avec des commissions d'entente et d'harmonisation dans toutes les disciplines. Pour le bac professionnel, ces exigences s'appliqueront à partir de 2027.

Lutte contre la fraude : détecteurs et sanctions renforcées

La fraude a augmenté de 30 % l'an dernier, avec 1 208 cas suspectés. Pour y remédier, des détecteurs de smartphones et montres connectées seront installés aléatoirement dans les centres d'examen. Désormais, un élève reconnu coupable peut voir une épreuve, un groupe d'épreuves ou l'intégralité de la session annulée.

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Âge plancher : après un candidat de 8 ans, une révision nécessaire

Cette année, 727 327 candidats passent le bac, et 529 876 les épreuves anticipées. Le plus jeune candidat a « un peu moins de 10 ans », mais en 2025, une candidate de 8 ans s'était présentée. Edouard Geffray juge cette situation peu souhaitable et a demandé à ses services d'expertiser la fixation d'un âge plancher. « Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose d'inscrire son enfant au bac à huit, neuf ou dix ans », a-t-il déclaré.

Réactions des syndicats

Les syndicats restent sceptiques. Sophie Vénétitay (Snes-FSU) dénonce un effet d'annonce à un mois des épreuves, estimant qu'il faudrait plutôt donner aux élèves les moyens de progresser en orthographe avant le bac. Le Snalc pointe du doigt le nombre d'élèves par classe et les méthodes pédagogiques des années 1990-2000.

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