Puilboreau honore Hélène Nebout, résistante, en nommant une rue à son nom
Une rue nommée Hélène Nebout, résistante, à Puilboreau

Puilboreau rend hommage à Hélène Nebout en nommant une rue en son honneur

Lors du dernier conseil municipal du 4 février, le maire Alain Drapeau a annoncé une décision symbolique pour la commune de Puilboreau. La société Bouygues ayant commencé les travaux au lotissement du bel’Hameau, une nouvelle voie est créée pour desservir les habitations. Le conseil municipal a choisi de la nommer "rue Hélène Nebout", en hommage à une résistante locale décédée en 2014.

Une volonté de féminiser les noms de rues

Les élus municipaux ont exprimé leur désir de féminiser les voies et lieux-dits, y compris les voies privées à la circulation. Alain Drapeau a souligné l'importance de cette démarche : "C’est donc la première dame à avoir son nom sur une plaque de rue puilboraine, on est loin d’obtenir la parité, les hommes ont pris de l’avance." Cette initiative vise à corriger un déséquilibre historique dans la toponymie locale.

Hélène Nebout, une figure emblématique de la Résistance

Hélène Nebout, décédée à 97 ans le 10 novembre 2014 à Puilboreau, fut une personnalité marquante de la Résistance en Charente et en Charente-Maritime. Surnommée chef Luc, en référence à son deuxième prénom Lucette, elle cofonda en 1943, avec le colonel André Chabanne et Guy Pascaud, le maquis Bir Hacheim, l’un des plus importants des deux Charentes.

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Née à Saint-Même-les-Carrières, près de Jarnac, elle était institutrice à Taponnat puis à Chasseneuil, en Charente limousine. Elle entra dans la Résistance dès 1941, participant à des opérations de rapatriement clandestin d’aviateurs anglais. Son rôle s’intensifia en 1943 lorsqu’elle devint agent de liaison du mouvement Libération à Limoges, sous le nom de Luc, et contribua activement aux actions du maquis Bir Hacheim.

Une carrière dédiée à la mémoire et à l'engagement

Après la Libération, Hélène Nebout occupa le poste de secrétaire d’état-major à la subdivision militaire de Saintes. Elle servit ensuite comme lieutenant dans les corps féminins de l’aviation militaire pendant deux ans, avant de reprendre sa carrière d’institutrice. Ses actions lui valurent la médaille de la Résistance en 1946 et la promotion au grade d’officière de la Légion d’honneur en 2005.

Revenue à la vie civile, elle consacra une grande partie de son temps aux associations œuvrant pour la conservation du souvenir de la Résistance, perpétuant ainsi l’héritage de cette période cruciale de l’histoire française.

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