Une semaine blanche pour défendre le monde associatif
Dans un contexte de tensions budgétaires croissantes, plusieurs associations locales membres du collectif « 1901 ça ne tient plus, collectif.64.40 » se préparent à une semaine blanche du 23 au 28 février. Cette initiative vise à alerter sur les conséquences des décisions financières nationales sur le secteur associatif.
Une réunion préparatoire à Boucau
En janvier dernier, les représentants se sont réunis à Boucau pour coordonner leurs actions. Parmi les participants figuraient :
- Le centre social Dou-Boucaou
- La MVC Bayonne centre-ville
- Le patronage laïque des petits Bayonnais
- Libre plume
- Des personnes engagées à titre individuel
Cette rencontre a permis de planifier des rassemblements et défilés prévus à Bayonne l'après-midi du 25 février et le matin du 28 février. Le centre Dou-Boucaou ira même jusqu'à fermer ses portes l'après-midi du 25 en signe de protestation.
Un message fort à la veille des municipales
À l'approche des élections municipales, l'objectif est clair : se faire entendre auprès des familles, des seniors et des usagers qui dépendent des services associatifs. Ces structures assurent souvent des missions équivalentes à des services publics dans des domaines comme les centres de loisirs ou les crèches.
Les bénévoles présents, dont une forte représentation du centre Dou-Boucaou, ont exprimé leurs craintes :
- La mise en péril de pans entiers du tissu associatif
- Le risque de disparition progressive de ces structures
- Leur possible substitution par des services marchands
Une question cruciale a été posée : « Peut-on envisager la ville sans centre de loisirs ? »
Des pertes financières significatives
La MVC de Bayonne a précisé que leur combat ne s'adresse pas aux villes, mais bien aux mesures budgétaires imposées par l'État. Selon leurs estimations, les pertes de financement seraient considérables :
- -5% de la part des municipalités
- -20% de la part des départements
Ces réductions seraient difficilement compensées par le mécénat ou d'autres actions de financement alternatif. Face à cette situation, le collectif a déjà sensibilisé députés et sénateurs sur les conséquences des coupes budgétaires, notamment les menaces sur l'emploi et l'activité associative.
Une mobilisation créative et symbolique
En fin de réunion, les participants se sont activement employés à la réalisation d'éléments visuels pour leur mobilisation :
- Masques de protestation
- Pancartes revendicatives
- Objets en carton divers
Le symbole le plus marquant reste la confection de cercueils en carton, représentant de manière frappante la possible disparition des associations menacées par les restrictions budgétaires.
Cette semaine blanche s'annonce donc comme un moment crucial pour la défense du modèle associatif français, à un moment où les financements publics se font de plus en plus rares et où la survie de nombreuses structures est en jeu.