La ressourcerie de Pignans rouvre partiellement, une solution transitoire avant juillet
Ressourcerie de Pignans : ouverture partielle avant juillet

La ressourcerie de Pignans entame une réouverture progressive après des mois de fermeture

La semaine prochaine marquera un tournant pour la ressourcerie de Pignans, située dans le Cœur du Var. Après une fermeture prolongée depuis son inauguration officielle le 29 janvier dernier, le site devrait enfin accueillir ses premiers visiteurs. Cependant, cette réouverture se fera de manière très limitée dans un premier temps.

Une ouverture partielle comme solution transitoire

Christophe Delpuech, dirigeant de l'association La Courtoise qui gère la ressourcerie, précise que l'ouverture initiale ne concernera qu'un ou deux jours par semaine. Cette solution provisoire devrait évoluer vers une ouverture complète dès le mois de juillet, selon les projections actuelles. L'association, choisie par la communauté de communes Cœur du Var pour exploiter le site, doit néanmoins franchir plusieurs étapes administratives avant d'atteindre ce fonctionnement optimal.

Le blocage administratif autour des contrats d'insertion

La fermeture prolongée de la ressourcerie trouve son origine dans une décision administrative inattendue. Quelques jours avant l'ouverture prévue initialement, la Direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS) a interdit à La Courtoise de placer des salariés en Contrat à durée déterminée d'insertion (CDDI) sur le site de Pignans.

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Or, ces contrats aidés constituent le cœur même du modèle économique de l'association. « Notre modèle économique, c'est celui de l'insertion », insiste Christophe Delpuech. Au total, 18 salariés avaient été recrutés spécifiquement pour le site de Cœur du Var. Ces employés ont été réaffectés temporairement dans les autres antennes de l'association à Brignoles et Saint-Maximin, en attendant une résolution du conflit administratif.

Les explications de la sous-préfète et les exigences administratives

Anne-Cécile Vialle, sous-préfète de l'arrondissement de Brignoles, a finalement fourni des explications lors d'une réunion rassemblant tous les acteurs concernés. « Pour la répartition de l'enveloppe des contrats aidés sur trois sites, nous demandons des garanties sur la pérennité économique », a-t-elle justifié.

La représentante de l'État a poursuivi : « Nous avions des doutes légitimes sur la viabilité du modèle de La Courtoise. Nous ne voulions pas mettre en péril les structures existantes, c'est pourquoi nous avons demandé à l'association de nous fournir l'assurance de sa bonne santé économique. »

Concrètement, La Courtoise dispose désormais d'un mois pour reconstituer son dossier, en veillant à ne pas demander d'équivalents temps plein supplémentaires. « Et on apportera les garanties nécessaires », assure Christophe Delpuech.

La défense de la santé financière de l'association

Le dirigeant associatif conteste cependant les doutes émis par la DDETS concernant la solidité financière de sa structure. « On a rencontré une difficulté, en 2023, avec une petite perte, explique-t-il. Mais depuis, on est en équilibre en 2024, et bénéficiaire en 2025. Un rattrapage pourrait même nous permettre d'être dans le vert sur les deux derniers exercices. »

Il s'interroge : « Nous avons identifié et traité une difficulté ponctuelle : est-ce que cela fait de nous une association en difficulté financière ? »

Une commission décisive en juin et des perspectives optimistes

Le dossier révisé devra passer devant la commission chargée de valider la programmation des emplois par insertion. Cette instance se réunira en juin, ce qui laisse entrevoir une ouverture à plein régime pour juillet si la validation est obtenue.

« Avec cette échéance, on envisage plus sereinement l'organisation sur nos trois sites », confie Christophe Delpuech, visiblement soulagé par cette perspective.

Le soutien des élus locaux et l'importance territoriale du projet

Yannick Simon, président de l'intercommunalité Cœur du Var, se montre compréhensif vis-à-vis des exigences administratives : « Je comprends les doutes de la DDETS : ils sont soumis à de nombreuses contraintes, des normes qui changent et une prudence à avoir. »

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Mais il rappelle fermement l'engagement de la collectivité : « La volonté de Cœur du Var est de se doter d'un tel équipement, qui s'inscrit dans un projet de territoire : on est capable d'aider nous aussi. » La collectivité pourrait effectivement apporter son soutien durant les prochains mois, notamment pendant la phase d'ouverture partielle du site.

Cette réouverture progressive permettra enfin aux objets destinés au rebut de trouver une seconde vie, conformément à la mission première d'une ressourcerie. Le projet s'inscrit ainsi pleinement dans une démarche d'économie circulaire et de développement durable, tout en remplissant une mission sociale cruciale d'insertion professionnelle.