Procès Jeremstar : les anti-corrida mobilisés massivement devant le tribunal de Nîmes
Procès Jeremstar : mobilisation anti-corrida à Nîmes

Procès Jeremstar : une mobilisation historique pour la cause animale à Nîmes

Le palais de justice de Nîmes a été le théâtre d'une mobilisation exceptionnelle ce jeudi 2 avril 2026, à l'occasion du procès de Jérémy Gisclon, plus connu sous le nom de Jeremstar. L'influenceur, poursuivi pour intrusion illégale dans les arènes de Nîmes le 19 septembre 2025, a vu son audience correctionnelle transformée en véritable tribune pour les défenseurs de la cause animale.

Une foule impressionnante devant le tribunal

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant les grilles du palais de justice, nécessitant la mise en place d'un cordon de sécurité par les forces de l'ordre. Cette foule, composée à la fois de fans de l'influenceur et de militants anti-corrida, a créé une atmosphère survoltée mêlant vivats, demandes d'autographes et solennité judiciaire.

Les associations de défense animale étaient représentées en nombre : Peta, le Comité radicalement anticorrida (CRAC) et l'Alliance Anti corrida ont déployé leurs banderoles et slogans devant l'entrée du tribunal. « Torturer des animaux est un crime », pouvait-on lire sur certains écriteaux, tandis que d'autres prônaient la « désobéissance civile ».

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Un acte militant revendiqué

Jeremstar, qui compte 2,5 millions d'abonnés sur Instagram, a multiplié les entretiens et publications sur les réseaux sociaux avant son procès, assumant pleinement son action du 19 septembre 2025. Ce jour-là, lors de la première course de taureaux de la feria des Vendanges, il avait sauté en piste pour dénoncer la corrida avec mise à mort.

« Sur le plan moral, que lui reproche-t-on ? », s'interroge Claire Starozinski, présidente de l'Alliance Anticorrida. « Il a déjà effectué 24 heures de garde à vue, une sanction inhabituelle et excessive. Il n'a commis aucun crime, n'a violenté personne, contrairement à tous les faits divers qui se produisent au quotidien. »

Une caisse de résonance pour les anti-corrida

Au-delà de l'analyse juridique des faits reprochés - intrusion illégale dans une enceinte sportive - cette audience aura servi de formidable opération de communication pour les opposants à la tauromachie. Toutes tendances confondues, les associations ont profité de cette tribune médiatique pour marteler leur opposition à la corrida.

Le CRAC, présent devant l'amphithéâtre romain, a affiché son opposition farouche à cette tradition nîmoise. De nombreux slogans fustigeaient la corrida comme étant un délit, transformant le parvis du tribunal en véritable agora militante.

Un procès sous haute surveillance

L'entrée dans la salle d'audience a été strictement contrôlée, avec de nombreux personnels du tribunal mobilisés pour vérifier l'identité des journalistes. Seuls les professionnels accrédités ont pu pénétrer dans la salle où Jeremstar comparaissait avec quatre autres personnes pour les mêmes faits.

Cette mobilisation exceptionnelle, six mois après les événements des arènes de Nîmes, démontre l'importance croissante du débat sur la corrida dans l'espace public français. Les associations anti-corrida ont su transformer ce procès en plateforme médiatique, donnant une visibilité inédite à leur combat contre la tauromachie.

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