Alès : nettoyage des berges du Gardon pour sensibiliser à la pollution aquatique
Nettoyage du Gardon à Alès contre la pollution des mégots

Alès mobilise ses forces vives pour protéger le Gardon des déchets

Ce jeudi 5 mars, à quelques jours de la pré-ouverture de la pêche à la truite, une trentaine de bénévoles se sont rassemblés sous le pont vieux d'Alès. Munis de gants et de sacs-poubelle, ils ont arpenté les berges du Gardon, du pont Vieux au pont de Brouzen, sur près de six kilomètres. Cette opération conjointe était organisée par l'AAPPMA Pêche Alès (association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique) et le Lions Fémina.

Une action de nettoyage aux enjeux écologiques majeurs

Vincent Ravel, président de l'AAPPMA locale, a précisé l'objectif : "On va remplir une vingtaine de sacs". Sur le terrain, les participants ont principalement ramassé des canettes, des papiers et des sacs plastiques. "Tout ce qu'on trouve sur la berge finit tôt ou tard dans l'eau", a rappelé le président, insistant sur l'impact dévastateur des déchets abandonnés.

Il a également souligné un chiffre alarmant : un seul mégot de cigarette peut contaminer jusqu'à 500 litres d'eau. Cette pollution, souvent volontaire malgré la présence de poubelles, compromet gravement la qualité du milieu aquatique. Vincent Ravel a déploré cette situation : "Malgré les agents qui ramassent toute l'année, on retrouve toujours des déchets. Des actions comme celle-ci pourraient se faire tous les mois."

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Rempoissonnement et préservation de la niche écologique

L'opération s'inscrivait également dans le cadre d'une campagne de déversement de truites arc-en-ciel, précédant la pré-ouverture de la pêche. Vincent Ravel a tenu à clarifier l'objectif du rempoissonnement : il ne s'agit pas de "pêcher toujours plus", mais bien de restaurer et stabiliser la niche écologique du Gardon.

Face aux conditions climatiques changeantes, cette pratique devient presque nécessaire. "Ici, dans le Gardon, la température est trop haute pour que les poissons se reproduisent naturellement", a expliqué le président. Ainsi, le rempoissonnement permet de maintenir la biodiversité et de préserver un équilibre fragile.

Une mobilisation citoyenne et associative

Pour le Lions Fémina d'Alès, représenté par sa présidente Patricia Ménard-Redon, cette journée s'inscrit dans une dynamique nationale encourageant les actions pour l'environnement. "Quand on a su que les pêcheurs lançaient l'opération, on s'est dit : 'plus on est nombreux, mieux c'est'", a-t-elle expliqué.

Habituée à marcher le long du Gardon, elle observe régulièrement des incivilités. "Il y a des poubelles, mais certains déposent à côté. Il y a surtout un problème de respect et d'habitudes", a-t-elle analysé, plaidant pour une sensibilisation accrue du public.

Un cadre naturel à préserver pour tous

Cette matinée de mobilisation, combinant nettoyage, rempoissonnement et préparation d'un futur concours de pêche à la mouche, répond à une logique plus large : préserver un cadre naturel apprécié des habitants et des touristes, à l'approche de la saison estivale.

Vincent Ravel a conclu sur une évidence essentielle : "L'eau, pour les poissons comme pour nous, c'est la vie." Une vérité qui, selon tous les participants, commence par un geste simple : ne rien jeter dans la nature. Cette opération démontre que la protection des rivières passe par l'engagement collectif et une prise de conscience permanente des enjeux écologiques.

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