Fermeture immédiate de la salle des fêtes et des sports : un séisme pour la vie associative varoise
Un coup de tonnerre vient de frapper la vie associative et culturelle d'une commune du Var. La salle des fêtes et des sports, lieu central des activités locales, vient de faire l'objet d'un arrêté municipal ordonnant sa fermeture immédiate. Cette décision radicale, prise par le nouveau maire Bernard Cigarini, plonge les habitants dans l'incompréhension et l'inquiétude alors que la durée de cette fermeture n'est pas encore précisée.
Des anomalies de sécurité jugées trop graves
Cette mesure drastique fait suite à une visite de contrôle effectuée récemment qui a abouti à un avis défavorable le 15 janvier 2026. Plusieurs non-conformités ont été relevées, bien que le détail complet des manquements n'ait pas encore été officiellement communiqué. Selon nos informations, les anomalies identifiées compromettraient sérieusement la sécurité des utilisateurs.
Parmi les problèmes signalés figurent notamment l'absence d'un sas entre les deux étages, une gaine menant au vestiaire qui pourrait constituer un véritable couloir de feu en cas d'incendie, et des équipements électriques dont la classification ne présente aucune traçabilité. À ces défauts s'ajoutent des anomalies structurelles concernant le chauffage et la climatisation, ainsi que la non-conformité de certains équipements sportifs.
Deux visions radicalement opposées
Le maire Bernard Cigarini justifie sa décision par son expérience professionnelle : « De par la profession et les responsabilités que j'ai exercées durant plus de 35 ans au sein de la police nationale, je suis à même d'analyser les situations graves et prendre les mesures adaptées ». Juridiquement, c'est effectivement au maire qu'il revient de statuer sur l'ouverture ou la fermeture de ce type d'équipement.
Face à cette position ferme, l'ancienne édile, Mme Marcy, propose une approche différente. Elle défend une vision moins alarmiste qui privilégierait la continuité des activités associatives tout en assurant la sécurité. Son plan prévoyait la mise en œuvre de mesures correctives durant les vacances scolaires, limitant ainsi l'impact sur la vie du village. Cette proposition avait été présentée à la nouvelle équipe municipale lors d'une réunion commune le 19 mars.
Conséquences désastreuses pour la vie locale
Cette fermeture soudaine entraîne des conséquences immédiates et significatives pour les associations locales qui dépendent de cet équipement pour leurs activités sportives, culturelles et festives. Plusieurs événements majeurs viennent d'être reportés ou purement et simplement annulés, dont le festival du Galoubet, les dimanches de la Cigale et la bourse Militaria.
La municipalité affirme travailler activement à l'évaluation des travaux nécessaires et à la recherche de solutions alternatives. Cependant, de nombreux présidents d'association n'ont toujours pas été contactés à ce jour pour organiser un repli de leurs activités, laissant les bénévoles et participants dans l'incertitude la plus totale.
Une attente angoissante pour les habitants
Dans l'attente des décisions à venir, les habitants restent suspendus aux développements de cette situation complexe. Tous espèrent une réouverture rapide de cet équipement central pour la vie locale. La crainte majeure exprimée par certains observateurs est que cette affaire ne dégénère en guerre politique visant à rechercher des responsables parmi les élus, les agents territoriaux et les fonctionnaires de l'État.
Si tel devait être le cas et que les discussions traînaient en longueur, la seule victime finale serait le citoyen mottois, privé de son lieu de rassemblement et de ses activités associatives. Cette situation met en lumière les tensions entre impératifs de sécurité et préservation de la vie communautaire, un dilemme qui dépasse largement le cadre de cette commune varoise.



