Diana Gandega, ambassadrice de paix par le sport dans le Val-d'Oise
Diana Gandega, ambassadrice de paix par le sport

Ancienne joueuse de basket professionnelle et aujourd'hui ambassadrice de la fondation Peace and Sport, Diana Gandega mène des actions concrètes pour la paix dans le monde. Elle figure dans un club très fermé comptant une centaine de personnalités, aux côtés de légendes comme Didier Drogba, Christian Karembeu, Paula Radcliffe, Rudy Gobert, Clarisse Agbégnénou ou Muriel Hurtis.

Un engagement de longue date

Basée à Monaco, la fondation Peace and Sport a publié un clip le 6 avril, pour la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix, où Diana Gandega brandit un carton blanc, symbole de paix. « Je devais avoir mon diplôme, ce n'était pas négociable », sourit-elle aujourd'hui. Son père lui avait imposé d'obtenir un bac +5 en marketing et communication avant de passer professionnelle. « Il voyait qu'en France, c'était difficile d'assurer ses arrières avec le sport, surtout pour les filles. Aujourd'hui, je lui dis merci. Quand j'ai cherché du travail, j'ai trouvé tout de suite. »

Des Jeux olympiques à l'action associative

Diplôme en poche, elle évolue en deuxième division, puis est repérée par l'équipe nationale du Mali, le pays de son père. Cinquième d'une fratrie de six enfants, elle participe aux Jeux olympiques de 2008 à Pékin, une « expérience incomparable ». Elle défile aux côtés de Kobe Bryant, LeBron James, Roger Federer ou Usain Bolt. Après avoir participé à des actions de solidarité au Sénégal, notamment la construction d'une école, elle intègre le club des ambassadeurs de la paix, fort de sa carrière et de son engagement associatif.

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Interventions dans le monde entier

« Au début, c'est impressionnant, confie la quadragénaire de 42 ans. Quand je suis arrivée, j'étais la petite jeune au milieu de champions olympiques réputés. Après, on s'y fait. Nous intervenons un peu partout dans le monde, notamment dans des zones de conflit ou pour éviter les conflits en éduquant les plus jeunes. On utilise le sport comme un outil. » Au-delà des rassemblements annuels à Monaco, elle est intervenue à deux reprises au Burundi, où elle a mis en place un partenariat entre le comité départemental et la fondation Vénuste Niyongabo, créée par l'ancien champion olympique d'athlétisme. Elle y apporte du matériel et participe au développement du basket. Elle a aussi contribué à des collectes de fonds pour les sinistrés d'Haïti en 2010 et participe à des ateliers sportifs dans les Hauts-de-France avec des missions locales.

Former de meilleurs citoyens

Au quotidien, celle qui a porté la flamme olympique en 2024 et joue encore au plus haut niveau en 3x3 avec l'équipe de Bezons veut élargir l'horizon des sportifs. Elle a lancé au comité l'opération « second souffle », qui forme aux premiers secours les participants à des tournois. 900 joueurs ont été sensibilisés en deux ans, récompensée par la fédération française de basket et le comité français du fair-play. « Nous voulons utiliser le sport pour former des meilleurs citoyens, glisse la maman de Darell (9 ans). Se servir de ses valeurs. Souvent, on se limite à la pratique. Mais tout ce qu'on accumule comme sportif de haut niveau peut servir à d'autres personnes. »

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