Par lettre datée du 18 mai adressée au maire et aux élus, cinq membres du conseil d'administration du comité de jumelage (COJU) de Pont-Saint-Esprit ont annoncé leur démission collective. Cette décision fait suite à une mésentente persistante avec l'équipe municipale, comme l'explique le courrier transmis à la mairie.
Des divergences sur la mission du comité
Dans leur lettre, les démissionnaires exposent les raisons de leur départ : « Après deux années d'échanges et de tentatives de dialogue avec la municipalité, nous ne pouvons que constater une divergence profonde quant à la conception même du rôle et des missions d'un comité de jumelage. Les attentes exprimées par la municipalité s'orientent davantage vers des missions relevant d'un comité des fêtes ou de l'animation événementielle, loin de la vocation d'un comité de jumelage. » Ils dénoncent également un « mode de communication autoritaire, infantilisant et parfois intimidant, adopté ces derniers mois envers les bénévoles du COJU », qui a profondément démobilisé les membres investis.
Problèmes de financement
Les membres démissionnaires soulignent aussi que « la subvention de fonctionnement prévue par la convention liant la commune et le Comité de Jumelage n'a pas été versée en 2025 et, bien que votée pour 2026 lors du dernier conseil municipal, est aujourd'hui l'objet d'une menace de suppression. De plus, bien qu'elle ait été présentée comme une subvention de fonctionnement en conseil municipal, l'exécutif municipal et les services de la commune indiquent désormais qu'il s'agirait d'une subvention 'sur projet', dont l'usage serait fortement restreint, sans toutefois nous indiquer clairement et de façon exhaustive lesdites restrictions. » Cette situation crée une insécurité financière incompatible avec l'organisation d'un accueil international reposant sur le bénévolat.
Annulation de la réception d'Egelsbach
En conséquence, le COJU annonce ne plus être en mesure d'assurer la réception de la délégation d'Egelsbach, prévue du 6 au 9 juillet 2026. « Les conditions ne sont aujourd'hui plus réunies pour accueillir dignement une délégation amie et non une délégation 'étrangère', comme cela a été dit par une élue », écrivent-ils. Le comité conclut qu'il ne peut plus organiser l'accueil culturel et linguistique ni accompagner la municipalité lors du week-end de réception officielle.



