Carnaval en Lozère : Percussions et samba pour unir habitants et demandeurs d'asile
Cette année, la préparation du carnaval de l'école Guy-Martin à Chambon-le-Château, en Lozère, prend une dimension particulièrement sociale et musicale. Durant quatre mercredis après-midi, le meneur de l'association la batucada Margerythmes s'est porté volontaire, accompagné de bénévoles, pour donner des cours de percussion à un groupe mixte.
Une initiative pour créer du lien social
Plusieurs personnes du Cada (Centre d'accueil pour demandeurs d'asile) et leurs enfants, résidant à Chambon-le-Château, ont ainsi appris à jouer de la batucada. Cette animation constitue une occasion unique pour le Cada, les enfants et les habitants de faire vivre ensemble le carnaval scolaire. L'objectif initial était précisément de créer du lien entre les habitants et les résidents du centre d'accueil, dans une démarche d'intégration et de partage.
Le chef de l'association a souligné que durant cette activité, les participants sont obligés de s'écouter et de s'entraider mutuellement. Quand ils jouent, ils sont dans l'instant présent, ils s'évadent, se défoulent et en même temps ils reprennent une bonne énergie, a-t-il expliqué. Ils pratiquent la samba, à la manière du célèbre carnaval de Rio de Janeiro au Brésil, apportant une touche de festivité et de rythme ensoleillé à la région.
Margerythmes : un groupe de percussion ancré localement
La batucada Margerythmes est un groupe de percussion bien implanté, basé à Naussac et au Malzieu. Il compte une quarantaine d'adhérents, avec une présence légèrement plus importante au Malzieu. Grâce à leurs divers instruments, ils peuvent faire jouer une trentaine de personnes simultanément, offrant ainsi une capacité d'animation musicale significative pour des événements comme ce carnaval.
Rendez-vous festif à ne pas manquer
Le fruit de ces ateliers sera présenté lors du carnaval, prévu le vendredi 20 mars à 17 heures, sur la place du village de Chambon-le-Château. Cet événement promet d'être un moment de convivialité et de musique, mettant en lumière le travail collectif accompli durant ces semaines de préparation.
Cette initiative démontre comment la culture et la musique peuvent servir de leviers pour renforcer la cohésion sociale, en rassemblant des publics divers autour d'un projet commun et festif. Le carnaval devient ainsi bien plus qu'une simple fête : c'est un vecteur d'intégration et de partage pour toute la communauté.



