Une mobilisation massive contre le racisme et le fascisme à Bordeaux
Ce samedi 14 mars, une vingtaine d'organisations, incluant des associations, des syndicats et des partis politiques, ont appelé à manifester contre le racisme et le fascisme à Bordeaux. L'événement, organisé à la veille du premier tour des élections municipales, a rassemblé plus de 1 300 personnes sur la place de la Bourse en début d'après-midi.
Une farandole de drapeaux et de causes
La manifestation a présenté une diversité de drapeaux, symbolisant les multiples engagements des participants. On pouvait observer des étendards d'associations d'aide aux migrants comme l'ASTI et La Cimade, ainsi que des organisations de défense des droits de l'Homme telles que la Ligue des droits de l'Homme et le Réseau éducation sans frontière. Les syndicats, dont la CGT, la FSU et la CNT, étaient également représentés, aux côtés de partis politiques comme La France Insoumise (LFI), Lutte Ouvrière (LO) et le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Des drapeaux palestiniens, récurrents dans les manifestations de gauche à Bordeaux, complétaient ce tableau coloré.
Un rassemblement intergénérationnel et national
Bordeaux était l'une des 85 villes en France où ce type de rassemblement était organisé. La foule était composée de diverses générations, allant des enfants accompagnant leurs parents aux retraités, en passant par des étudiants et des actifs. Le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, était présent, bien qu'il ne se soit pas mis en avant. La manifestation a ainsi réuni des profils variés, unis par un même objectif : « se débarrasser du racisme et barrer la route au fascisme ».
Des messages forts contre l'extrême droite
Bien qu'aucun nom de parti n'ait été cité dans les prises de parole, les manifestants ont clairement exprimé leur aversion, teintée de crainte, envers le Rassemblement national (RN). Marine Le Pen apparaissait sur plusieurs panonceaux, et un autre affichait le message : « Le RN n'est que l'arbre de la forêt déjà plantée ». Les slogans et affiches dénonçaient également les centres de rétention administrative, avec des phrases comme « Être étranger.e n'est pas un délit », les violences policières, et appelaient à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie.
Un cortège animé par des slogans historiques
Vers 15 heures, le cortège s'est mis en marche derrière une banderole proclamant « Aucune place au racisme et aux discriminations ». Les manifestants ont scandé des slogans tels que « Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés » et « Siamo tutti antifascisti », un slogan historique des opposants à Mussolini dans les années 1920, signifiant « Nous sommes tous antifascistes ». Myriam Eckert, figure des Gilets jaunes et conseillère municipale, a formé son propre cortège d'une centaine de personnes, avec le mot d'ordre « Tout le monde déteste la police », encadré par la police nationale.
Cette manifestation a ainsi marqué un moment fort de mobilisation citoyenne, soulignant les préoccupations sociales et politiques à l'approche des élections municipales.



