Le Barnabu s'adapte pour préserver la tranquillité du quartier Saint-Jacques
Le café associatif Le Barnabu, situé sur la place Saint-Cyr dans le quartier Saint-Jacques à Béziers, a entrepris des travaux significatifs pour réduire les nuisances sonores générées lors de ses soirées musicales. Ces aménagements font suite à plusieurs plaintes déposées par des riverains, particulièrement lors des vendredis soirs de concerts.
Des travaux d'insonorisation réalisés par respect pour le voisinage
L'équipe du Barnabu a volontairement fermé ses portes pendant deux week-ends consécutifs pour procéder à ces améliorations acoustiques. "Nous avons fait ces travaux par respect des voisins, nous sommes conscients des nuisances sonores qu'on peut amener certains vendredis soir", explique Éric, l'un des coprésidents de l'association qui gère ce lieu culturel alternatif.
La solution technique mise en place est particulièrement efficace : l'entrée du café s'est désormais dotée d'un sas complet équipé d'une deuxième porte coupe-son, fabriquée avec des matériaux isolants spécialisés. Ce dispositif est complété par l'installation de deux doubles vitrages supplémentaires, créant ainsi une barrière acoustique robuste entre l'intérieur animé du café et l'espace public extérieur.
Inauguration musicale avec Les Z'étourdis
Pour tester et célébrer ces nouveaux aménagements, le Barnabu a organisé une soirée spéciale le vendredi 13 février avec le groupe Les Z'étourdis. Cette formation musicale, composée d'amis issus de l'orchestre de la Tible, joue depuis cinq ans ses propres compositions sur des textes engagés politiquement.
"On aime faire de la musique et être ensemble, on se retrouve sur nos goûts musicaux et notre sensibilité politique. Nos idées de morceaux, on les doit à l'État, dès qu'il y a un bordel, on suit l'actualité", déclarent de concert les cinq membres présents : Jérôme, Elsa, Guillaume, Olivier et un autre Éric.
Leur performance musicale a constitué le test ultime pour le nouveau système d'insonorisation, permettant de vérifier son efficacité en conditions réelles. Pendant ce concert inaugural, les murs du café accueillaient également une exposition de collages parodiques réalisés par l'artiste Cécile Pleignet, ajoutant une dimension visuelle à cette soirée de réouverture.
Une programmation culturelle diversifiée pour l'avenir
Le Barnabu ne se contente pas d'être un simple café concert. Éric précise les ambitions culturelles du lieu : "Nous aimerions alterner les concerts avec des projections, et faire des expositions un peu plus souvent. Nous avons aussi d'autres activités dans la semaine, comme des ateliers informatiques ou collages".
La preuve de cette diversité programmatique se manifestera dès la soirée du vendredi 20 février, avec la projection-débat du film documentaire "Le vivant qui se défend", abordant des thématiques écologiques contemporaines. Cette alternance entre événements musicaux et activités culturelles plus calmes devrait contribuer à maintenir de bonnes relations avec le voisinage tout en enrichissant l'offre associative.
Les soirées du Barnabu se déroulent traditionnellement le vendredi à partir de 19 heures, réservées aux membres détenteurs d'une carte d'adhésion annuelle disponible pour la modique somme de 5 euros. Ce modèle économique accessible permet de préserver le caractère associatif et communautaire du lieu tout en finançant ses activités culturelles variées.
Ces travaux d'insonorisation représentent ainsi un compromis intelligent entre la vitalité culturelle que souhaite maintenir le Barnabu et le respect de la tranquillité publique exigé par ses voisins immédiats, démontrant qu'espaces culturels alternatifs et vie de quartier peuvent trouver des équilibres satisfaisants grâce au dialogue et à des aménagements techniques appropriés.



