Au Luc, l'association du Castellas réveille l'histoire du quartier fondateur
Au pied de l'horloge commence la montée vers les jardins du Castellas, à deux pas du centre-ville du Luc. C'est ici que débute le quartier du Castellas, et avec lui, l'histoire même de la commune. Dans cet enchevêtrement de ruelles se cachent l'ancienne école, l'ancienne prison, ou encore l'ancienne maison des mousquetaires, plus communément appelée gendarmerie.
Un quartier méconnu des Lucois
C'est ici que Sylvie Laguardia a posé ses valises lors de son arrivée dans le Var depuis la région parisienne. Pour elle, ce quartier est un véritable coup de cœur. « C'est pareil pour tous ceux qui viennent vivre ici, je pense », glisse-t-elle. Pourtant, le Castellas reste un quartier un peu méconnu des Lucois. À deux pas de la place de la Liberté, il ouvre sur une petite balade champêtre qui mène jusqu'au toit du village, le site des ruines du château, largement détruit lors de la construction de l'autoroute.
La naissance de l'Amicale culturelle du Castellas
Pour mettre en valeur ce patrimoine, Sylvie a créé il y a deux ans une association : L'Amicale culturelle du Castellas. Depuis, les animations et initiatives se multiplient. Tout a commencé lors de l'organisation, par la municipalité, du premier budget participatif. Déjà en cours de création, l'association trouve un objectif : figurer parmi les candidats. Elle fait mieux : elle remporte l'adhésion des Lucois et obtient une somme pour aménager l'entrée du jardin, au pied de l'horloge. Un panneau est posé, et l'aventure peut commencer.
Des projets pour valoriser le patrimoine
Depuis, une trentaine d'adhérents se démène pour faire vivre le quartier. « On a débuté par le nettoyage, et ensuite, on a commencé à organiser des animations », explique Sylvie Laguardia. Ce week-end, une chasse aux œufs est organisée, et le mois prochain, une invitation à venir peindre les paysages est proposée au public. « Le but est de valoriser ce quartier qui est trop méconnu des Lucois », insiste-t-elle.
Le quartier figure pourtant en bonne place pour l'office de tourisme de la ville et de Cœur du Var. « On voit des touristes se balader ici, mais pas assez d'habitants du village. Pourtant, c'est ici que Le Luc est né », rappelle-t-elle. Ce quartier est « un village vivant, qui mérite d'être mis en valeur ».
Des initiatives concrètes et des projets d'avenir
Par l'action de l'association, mais aussi par les projets municipaux, que Sylvie Laguardia va pouvoir accompagner maintenant qu'elle a intégré l'équipe du maire Dominique Lain. L'un des enjeux, c'est le jardin et la colline qui s'ouvrent derrière. Un écrin de verdure entretenu au coup par coup, qui mériterait sans doute mieux.
Depuis l'horloge, le chemin étroit qui monte au sommet du Castellas propose une marche au milieu de plantes méditerranéennes, jusqu'à une table d'orientation qui fait face à une vue sur la plaine des Maures et le village au premier plan. Au sommet, un autre projet, présenté aux Lucois pour la deuxième édition du budget participatif, proposait de recréer la silhouette du château des Mascs. Il n'a pas été retenu, mais il se passe quelque chose au Castellas.
« Avec notre association, reprend Sylvie Laguardia, nous allons remettre en fonction le pigeonnier, ce qui va permettre de les éloigner du centre-ville ». D'autres projets sont également à l'étude :
- Des projets éducatifs avec les écoles
- La fabrication d'une fausse herse à l'entrée du jardin
- L'aménagement des autres entrées du Castellas
- Une balade botanique
- Un vide-greniers
« Ce quartier un peu délaissé, un peu oublié, c'est Le Luc qui perd le fil de son histoire. On veut que les habitants retrouvent ce lien avec ce passé », conclut Sylvie Laguardia. L'Amicale culturelle du Castellas œuvre ainsi pour que les Lucois redécouvrent les origines de leur commune, dans un quartier qui mérite toute l'attention.



