Une assemblée générale sous le signe des intempéries et des échéances électorales
L'assemblée générale de l'AAPPMA (Association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique) de Port-d'Envaux s'est déroulée dans des conditions particulières, le vendredi 20 février, marquée par un contexte d'inondation local. Malgré ces circonstances difficiles, vingt-deux pêcheurs port-d'envallois se sont réunis dans la salle de la mairie pour cette réunion annuelle cruciale.
Un bilan 2025 dynamique mais une participation limitée
Le président Hubert Benoist a ouvert la séance en mettant en avant le dynamisme remarquable de cette petite association. Il a présenté un bilan annuel 2025 riche en événements, réalisés en collaboration avec d'autres associations locales de Port-d'Envaux ainsi qu'avec des AAPPMA voisines. Ces initiatives communes ont permis de renforcer les actions de protection du milieu aquatique et d'animation du territoire.
Cependant, Hubert Benoist n'a pas manqué d'exprimer sa déception face à la participation limitée des membres actifs. « Malheureusement, nous rencontrons le même problème que partout ailleurs », a-t-il déclaré. « Sur nos 115 titulaires d'une licence de pêche affiliée, seulement 90 sont considérés comme membres actifs. Et lorsqu'on les convie à l'assemblée générale pour remonter les informations, très peu sont présents. »
Les enjeux électoraux de 2026 et les projets associatifs
L'année 2026 s'annonce particulièrement importante pour les pêcheurs de Port-d'Envaux, avec des élections locales et fédérales au programme. Ces scrutins détermineront les mandats 2027-2032. « Chaque AAPPMA a l'obligation d'organiser ces élections entre les mois de novembre et décembre », a précisé le président.
Hubert Benoist a également rappelé l'importance de la brocante de mai, coorganisée avec le foyer rural. Cet événement a permis de financer intégralement l'achat de poissons en 2025. L'association a ainsi procédé à un empoissonnement conséquent : 150 kg de perches et 50 kg de tanches, pour un montant avoisinant les 2 000 euros.
Cette opération, financée sur fonds propres et non par la fédération, est plutôt rare en milieu ouvert. Les résultats sont cependant mitigés : « Pour les perches, nous avons reçu beaucoup de retours positifs. En revanche, concernant les tanches, une interrogation persiste : cela fait cinq ans que nous procédons à ces lâchers, et quasiment personne n'en a touché. La question se pose donc de savoir s'il est pertinent de continuer. Le conseil d'administration devra trancher », a expliqué le président.
L'anguille : une espèce fragilisée au cœur des débats
L'assemblée générale a également été l'occasion d'aborder la situation préoccupante de l'anguille, une espèce particulièrement fragilisée. Une présentation détaillée a été faite sur ce sujet. Bien que sa pêche en loisir soit désormais peu pratiquée localement, elle continue de susciter des débats animés.
La fédération nationale de pêche a pris position pour un moratoire sur l'anguille et la civelle, applicable à tous, professionnels inclus. Cette mesure vise à protéger ces espèces menacées et à assurer leur préservation à long terme.
Cette assemblée générale, tenue dans un contexte climatique difficile, a donc permis de faire le point sur les actions passées et de préparer les échéances futures, tant électorales qu'environnementales, pour les pêcheurs de Port-d'Envaux.



