Mimizan : 40 ans de carrière pour le pompier volontaire Jean-Philippe Grue
40 ans de carrière pour le pompier volontaire Jean-Philippe Grue

En janvier 2027, Jean-Philippe Grue fêtera ses quarante ans de carrière comme pompier volontaire au centre de secours de Mimizan, qu'il n'a jamais quitté. À la retraite, il continue de passer au centre tous les matins pour boire le café. Avec son sourire franc et ses yeux malicieux, Jean-Philippe Grue rayonne par sa bonne humeur. À 65 ans, il est le plus ancien pompier de la caserne de Mimizan. Pompier volontaire depuis le 1er janvier 1987, il n'a jamais quitté ce centre de secours, a même été adjoint pendant douze ans et a fait toute sa carrière à la papeterie de Gascogne.

« Bientôt quarante ans, ça passe vite ! », lance-t-il avec sa bonhomie naturelle. Jean-Philippe Grue a commencé avec le bleu de travail, le calot et le cuir du gars qu'il remplaçait, parti à la retraite. « C'est ma seconde famille, les pompiers. Cet engagement individuel repose sur un investissement familial », résume-t-il.

Une intervention marquante en 2011

Si sa carrière a été émaillée d'une multitude d'interventions marquantes, l'une d'entre elles restera, à jamais, gravée dans sa mémoire. « C'était en 2011 (le 21 juillet, NLDR). On a été appelés pour un enfant de 5 ans, inconscient, noyé dans la piscine d'un camping. Son pronostic vital était engagé. C'était terrible. Je me souviens que les parents venaient de se séparer. C'étaient les premières vacances du père seul. Nous avons fait un massage cardiaque pendant une heure à l'enfant. »

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Jean-Philippe Grue ne peut pas passer devant cette corde sans se souvenir de ce gamin miraculé. Plongé dans ses souvenirs, il poursuit : « Le médecin du Samu lui a fait une perfusion intra osseuse dans le tibia. Je n'avais jamais vu cela. Quand le petit a été évacué par l'hélicoptère vers Bordeaux, le médecin laissait très peu d'espoirs sur son sort. »

Un an plus tard, des retrouvailles émouvantes

Comme souvent dans ces interventions, les pompiers n'ont pas d'information sur le devenir des victimes. Un an plus tard, « je vois arriver ce gamin de 6 ans, sur ses deux jambes et en pleine forme, entouré par ses deux parents, se remémore Jean-Pierre Grue. Ils venaient nous remercier. Le petit a insisté pour monter à la corde. Depuis, je ne peux pas passer devant sans penser à lui et le voir y grimper. C'est la plus belle satisfaction de ma carrière. Malgré les trois semaines de coma, le gamin était en pleine possession de ses moyens. »

Autre satisfaction : « En plus, j'ai appris que depuis l'accident, ses parents s'étaient remis ensemble. »

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