Lors du dernier conseil municipal de Lattes, le mandat d'études préalables concernant le projet "Cœur de ville" a suscité un vif débat. Ce projet vise à réinvestir le cœur de ville sur un périmètre d'environ 33 500 m², majoritairement maîtrisé par la collectivité, afin d'en améliorer l'attractivité, le fonctionnement et la qualité urbaine. L'objectif est de définir les modalités d'évolution et de développement du secteur, tant en termes d'organisation urbaine que de programmation (fonctions urbaines, équipements, espaces publics, stationnement).
Un mandat confié à la SA3M
Le conseil a proposé de confier à la Société d'aménagement de Montpellier Méditerranée Métropole (SA3M) un mandat d'études préalables, agissant au nom et pour le compte de la commune. La SA3M sera chargée de réaliser ou de faire réaliser les études techniques, urbaines, environnementales et de faisabilité définies dans le mandat, notamment un diagnostic de site, des études VRD et hydrauliques, des études environnementales, un plan masse prévisionnel, un bilan prévisionnel, un planning et une proposition de montage opérationnel. Elle devra également passer, le cas échéant, les marchés nécessaires à ces études, assurer le suivi et la coordination des prestataires, et transmettre les comptes financiers à la commune.
Durée et coût du mandat
Ce mandat est proposé pour une durée de 8 mois. L'enveloppe financière globale de base est arrêtée à 73 255,20 € TTC. Christian Capel, adjoint au maire délégué aux services techniques, sera le représentant de la commune pour l'application du mandat et participera au comité technique.
Des critiques sur le manque de concertation
Si Jean-Noël Fourcade (Décidons Lattes ensemble) n'est pas opposé à ce projet important, il s'est étonné du manque de débat de fond préalable à l'étude de la SA3M. "Quel cœur de ville voulons-nous ? Quelle sera la singularité du cœur de Lattes ?" a-t-il interrogé, regrettant que le conseil ne puisse pas en débattre et que commerçants, associations et jeunes soient les oubliés d'une nécessaire concertation.
Réponse de la majorité
Francis Andreu, premier adjoint, a répondu : "Nous ne sommes pas dans la définition du projet. Il s'agit d'une étude de faisabilité, voir si ce projet est économiquement viable." Le mandat a été adopté à la majorité.



