Élections municipales 2026 à Nîmes : les quartiers derrière les ponts expriment leurs attentes
Nîmes 2026 : les quartiers derrière les ponts font entendre leur voix

Élections municipales 2026 à Nîmes : les quartiers derrière les ponts expriment leurs attentes

Alors que les scrutins des 15 et 22 mars 2026 approchent à grands pas, les comités de quartiers et les riverains de Nîmes dressent un état des lieux précis et confient leurs attentes pour l'avenir de leur ville. Les témoignages recueillis révèlent des préoccupations communes autour des transports, de l'urbanisme et de la qualité de vie dans les quartiers situés au-delà du boulevard périphérique.

Mas de Ville : la circulation et les transports font débat

Construit dans les années 90, le quartier du Mas de Ville, avec ses voisins du Mas-de-Possac et de Haute-Magaille, est considéré comme agréable par ses résidents. Animé par le lycée Philippe-Lamour en semaine, les matches de rugby au stade Kaufmann le week-end et le parc José-Castello au quotidien, il bénéficie depuis 2023 d'un marché alimentaire en plein air. Cependant, le bât blesse côté transports en commun avec la ligne 32, un bus interurbain décrit comme "vétuste, aux cadences irrégulières et apportant une information floue aux voyageurs".

Le comité de quartier pointe également la circulation problématique sur l'axe principal, le chemin du Pont-des-Îles, qui absorbe chaque jour un trafic important. Parmi les autres problématiques soulevées par les 950 riverains consultés en 2025 :

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  • Le manque de places de parking
  • Les nuisances sonores anticipées de la future voie urbaine sud
  • L'urbanisme avec la construction de deux immeubles supplémentaires et un troisième à venir
  • Le manque d'associations et la salle municipale très occupée par le sport

Juin-Capouchiné-Camargue : une urbanisation galopante

En quelques décennies, le quartier Juin-Capouchiné-Camargue a radicalement changé de visage, passant d'un secteur aux allures de campagne à une zone frappée par une urbanisation intensive. Les habitants s'inquiètent depuis 2010 : "Dès qu'un terrain est à vendre, on craint la construction d'un immeuble". Les constructions, souvent du logement social, poussent à vue d'œil sur des parcelles où il n'y avait que des petites maisons avec jardins.

Hervé Girardin, président du comité de quartier, espère "obtenir que le renouvellement du PLU (Plan Local d'Urbanisme), prévu fin 2028, soit rapproché". Il souligne la nécessité d'imaginer "un plan d'urbanisme où sont prévus des espaces verts, des lieux de convivialité, mais aussi une étude des transports en commun adaptés, des places de stationnement".

Autre dossier important : l'aménagement de la place de l'Europe, rebaptisée place Valéry Giscard d'Estaing, "un lieu important au cœur du quartier". Hervé Girardin souhaite également des travaux de rénovation de la voirie réalisés dans l'esprit de "certaines entreprises qui pratiquent l'insertion en embauchant de vrais locaux".

Beausoleil : la voirie, réfection à continuer

Depuis l'entre-deux-guerres, Beausoleil est devenu attractif avec sa proximité du centre-ville. L'art de vivre ensemble, entre générations, se cultive encore aujourd'hui, porté notamment par le comité de quartier qui veille au confort des habitants. "Nous demandons régulièrement à la mairie la réalisation de certains travaux d'amélioration et nous obtenons satisfaction au fil de l'eau", explique le comité.

Les demandes en cours concernent :

  1. La réfection des trottoirs rue du Vistre
  2. La réfection des trottoirs et des chaussées des rues d'Oran et d'Arcole
  3. Un revêtement de trottoirs de couleur claire pour emmagasiner moins de chaleur l'été
  4. La poursuite de la sécurisation des pistes cyclables
  5. L'ajout de caméras de surveillance pour couvrir l'ensemble du quartier

La rénovation d'une partie de la rue de Bouillargues a ravi les résidents, qui souhaitent vivement que la réfection de l'autre moitié soit réalisée en 2026 comme prévu.

Les attentes des habitants pour le futur maire

Danièle Roux, Capouchiné : "J'aimerais que l'on remette la ligne de bus 13. Ce bus passait dans la rue de la République, où il y a des commerces, et on pouvait prendre la correspondance avec le T1. Actuellement il faut aller à la gare : pour moi ça fait trop de chemin."

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Mireille Fusté, Capouchiné : "Ce quartier a beaucoup grandi, ce qui entraîne plein de problèmes de circulation. Les rues sont en piteux état, surtout le chemin du Capouchiné où l'on ne respecte pas toujours la limitation de vitesse."

Claude Soulier, Mas de Ville : "Le futur maire doit bien gérer les bus de ville. Depuis que la ligne G est passée au 32, il y a eu une diminution importante de passage. Les horaires ne sont pas suffisamment respectés, on constate des cadences entre 48 et 12 minutes !"

Jacques Bernard, Mas de Ville : "Il faut résoudre le problème du stationnement. Avec la construction de nouveaux immeubles, le futur maire doit tenir compte de la possibilité de se garer avant d'accorder aux promoteurs le permis de construire."

Jean-Pierre, Beausoleil : "Je souhaite qu'il y ait une meilleure rotation des bus au niveau des horaires. Je demande aussi de trouver un système indispensable pour faire respecter la vitesse dans les zones 30."

Virginie, Beausoleil : "Je demande d'améliorer la mobilité des personnes en situation de handicap et des mamans avec des poussettes, en réalisant des trottoirs plus larges et en réparant ceux qui sont troués. Il faut aussi trouver une solution pour que les trottoirs ne soient plus encombrés."

À travers ces témoignages, une demande commune émerge : les habitants souhaitent une mairie qui communique véritablement avec les comités de quartier, pas dans un seul sens, et qui sache mobiliser concrètement les gens lors des réalisations. "C'est efficace pour investir son quartier et renforcer la communication avec les divers acteurs", conclut Hervé Girardin.