Municipales 2026 à Castelnau-le-Lez : les enjeux de sécurité, circulation et urbanisme
L'urbanisation intense de ces dernières années à Castelnau-le-Lez constitue le sujet central de la campagne des élections municipales de 2026. Cinq candidats s'affrontent avec des propositions distinctes sur des thématiques majeures pour les habitants.
Sécurité : des approches divergentes selon les candidats
Le maire sortant Frédéric Lafforgue (DVD, ex-LR) met en avant son bilan sécuritaire avec une augmentation des effectifs de policiers et agents de surveillance de la voie publique, passant de 28 à 39 personnes, et une multiplication des caméras de surveillance de 45 à 113. Pour son prochain mandat, il propose de porter les effectifs à 50 agents, de créer un nouveau poste avenue de l'Europe avec centre de supervision et 50 caméras supplémentaires, ainsi qu'une brigade dédiée à la lutte contre le trafic de stupéfiants.
Jean-François Vendrell (DVD), nouveau venu en politique, souhaite nommer un directeur de la sécurité et de la tranquillité publique et développer une application mobile SOS sécurité géolocalisée. Il propose également de renforcer la sécurisation de la voirie et des passages piétons, particulièrement sur l'avenue Jean-Jaurès.
Najate Haie (PS) veut embaucher des policiers municipaux pour atteindre un ratio d'un policier de terrain pour 1 000 habitants (soit 27 agents). Elle propose la mise en place d'un comité local de sécurité et de prévention de la délinquance, une surveillance accrue des commerces suspectés de blanchiment, un dispositif d'alerte pour les femmes victimes de harcèlement, des cours de self-défense gratuits et le renforcement de l'éclairage public.
Richard Corvaisier (Écologistes, PCF, LFI) privilégie une approche de tranquillité publique avec le renfort de dix agents, mais plutôt sous forme de médiateurs et d'animateurs que de policiers. Julien Miro (DVD) propose d'augmenter de 50% les effectifs de la police municipale, de mettre en place une brigade de nuit, un dispositif "1 rue, 1 caméra" et de multiplier les opérations coup de poing contre les trafiquants.
Circulation et mobilités : des solutions variées pour apaiser la ville
Frédéric Lafforgue propose de faire de l'avenue Jean-Jaurès "un axe apaisé" après concertation avec les différents acteurs locaux. Il promet également la rénovation de la voirie, la poursuite du maillage sécurisé des pistes cyclables et la création d'une passerelle dédiée aux mobilités douces au-dessus du Lez pour accéder au parc Méric.
Jean-François Vendrell veut analyser la possibilité d'un sens unique sur l'avenue Jean-Jaurès avec une passerelle jusqu'à la rue de l'Aiguelongue. Il propose un contournement du village par le rond-point du Crès et le domaine de Verchant via une bretelle allant de l'A709 jusqu'au rond-point de la route de Nîmes avec une passerelle au-dessus du rond-point. Le candidat souhaite également élargir le chemin de Verchant, réouvrir la bretelle Amarger-Avenue de l'Europe, créer une nouvelle avenue le long de la piste cyclable chemin du clos de Larmet, supprimer les feux piétons de Charles de Gaulle au profit d'une passerelle piétons-vélos, et mettre en place un ramassage scolaire et périscolaire en mobilité douce.
Najate Haie propose de résoudre durablement la situation du passage à niveau 39 et d'expérimenter un sens unique avenue Jean-Jaurès. Richard Corvaisier met en avant les alternatives à la voiture avec un test de sens unique sur l'avenue Jean-Jaurès, des transports en commun renforcés, des trottoirs adaptés et le développement de la "marchabilité" de la ville avec une continuité cyclable assurée. Il propose aussi un ramassage scolaire.
Julien Miro n'est pas favorable au sens unique sur Jean-Jaurès mais veut relancer le projet de contournement Est de Montpellier. Il souhaite sécuriser et assurer la continuité des axes cyclables principaux et des accès aux écoles, ainsi que la liaison avec les quartiers excentrés. Avec les associations spécialisées, il veut élaborer un plan d'ensemble pour les mobilités douces avec un ramassage scolaire en "pédibus". Il propose également la construction de parkings silo dans la ville.
Urbanisme : l'avenir de la clinique et la maîtrise du développement
Frédéric Lafforgue souhaite transférer la clinique du parc à Sablassou. Le maire, décrié pour la poussée urbanistique de sa commune, assure qu'il limitera le nombre d'habitants à 30 000 et préfère mettre en avant la qualité de vie, la création d'un parc à Euréka et la désimperméabilisation des cours d'école. Côté santé, il annonce l'implantation d'un centre de gynécologie et d'une clinique d'ophtalmologie.
Jean-François Vendrell est également favorable au déménagement de la clinique à Sablassou et promet une maison de santé pluridisciplinaire "sous deux ans". Il propose "une maîtrise stricte du nombre de logements et des logements sociaux".
Najate Haie suggère de geler les constructions nouvelles avenue de l'Europe, de créer des zones végétalisées et des fontaines, et de déplacer la clinique "vers un site adapté", libérant le foncier pour un projet d'intérêt collectif et une guinguette du Lez.
Richard Corvaisier veut sanctuariser l'ensemble des terres de Sablassou pour du maraîchage local avec un projet de régie agricole communale pour fournir les cantines, crèches et EHPAD. Pour la clinique, il propose une étude globale autour du lycée Pompidou. Il suggère également d'arrêter l'extension de l'urbanisation, de favoriser la rénovation des logements, de créer une école à Euréka et est favorable à l'encadrement des loyers.
Julien Miro place en première position de son programme un plan "stop bétonisation" avec le réexamen de la conformité des permis de construire, la convocation des promoteurs et bailleurs impliqués dans des immeubles défaillants et des modifications du PLU. Sur la clinique, le candidat suggère une étude mais concède que "si Sablassou devait être le seul lieu possible, seule la clinique y serait installée" sans autres constructions.
Impôts et finances : des engagements variés sur la fiscalité
Frédéric Lafforgue, qui a baissé la taxe foncière de 3%, annonce s'il est réélu "le maintien du gel des taux communaux et la baisse dès que possible". Jean-François Vendrell a pour objectif "une baisse sur le mandat ou à défaut une hausse de la qualité de vie". Najate Haie promet 0% d'augmentation et un budget élaboré par thématique accessible à tous. Richard Corvaisier entend maintenir la fiscalité et assure avoir travaillé la "soutenabilité budgétaire de ses propositions". Julien Miro promet une baisse de la taxe foncière de 20% sur le mandat.



