Fise à Montpellier : les habitants font part de leurs inquiétudes
La ville de Montpellier a tenu la semaine dernière une réunion de préparation pour le Festival international des sports extrêmes (Fise) avec les riverains. Cette concertation a permis d'aborder plusieurs problématiques du quotidien liées à l'organisation de cet événement majeur.
Les principaux points de friction
Plusieurs sujets ont été discutés lors de cette réunion, notamment les dégradations constatées sur et autour du lieu où se tient le festival. Les différentes interventions des participants ont mis en lumière des préoccupations concrètes.
Le stationnement des véhicules des riverains reste problématique et entraîne des mises en fourrière très mal vécues. Selon les organisateurs, les véhicules en infraction ne sont mis en fourrière que pendant les cinq jours de l'événement, sauf sur le quai du Pirée qui doit être laissé libre. À ce jour, aucune solution n'a été proposée par les organisateurs pour résoudre ce problème récurrent.
De nombreuses interventions ont également porté sur l'état des berges du Lez. Les riverains s'interrogent sur les travaux entrepris l'an dernier et repris cette année après les inondations. Ils pointent du doigt l'absence d'affichage, le coût des travaux, le manque de transparence et leur finalité réelle. Le Fise s'est engagé à interdire tout véhicule sur les pelouses pour préserver l'environnement.
Les aspects économiques et les dommages
La question du coût et des retombées du festival a été abordée. Selon l'organisation, le budget est de 3,5 millions d'euros hors taxes, avec une contribution de la mairie de 600 000 euros. Les retombées sur la ville ont été estimées à 22 millions d'euros en 2024, montrant l'importance économique de l'événement.
Le cas de la fontaine de la place de la Révolution a aussi été évoqué. Le passage d'un gros camion a cassé les dalles et aurait mis hors d'usage le mécanisme de la fontaine. L'assurance de l'entreprise aurait fonctionné pour les dalles mais pas pour la fontaine, toujours en panne. Un état des lieux serait réalisé avant et après le Fise pour évaluer les dégâts.
Un autre point pratique a été soulevé : les grilles qui bordent les rues ne laissent pas de passage pour la sortie des poubelles. Il est prévu un inventaire de ces points sur le quai du Pirée pour trouver des solutions.
La position des riverains
Pour conclure, Catherine Giret, représentant le Comité de quartier Port-Marianne et la fédération Balez avec ses sept associations, est intervenue au nom des riverains. Elle a précisé que les habitants ne sont pas opposés au Festival et comprennent son intérêt pour l'image de la ville. Cependant, ils regrettent profondément les dégradations des rives du Lez et les dommages causés à l'environnement.
Cette réunion préparatoire a donc permis un dialogue nécessaire entre les organisateurs du Fise et les habitants de Montpellier, mettant en lumière les défis à relever pour concilier événement festif et qualité de vie.



