La Rochelle : Débat sur une nouvelle salle polyvalente lors des municipales
Débat sur une salle polyvalente à La Rochelle

La Rochelle face au dilemme d'une nouvelle salle polyvalente

À l'occasion des élections municipales des 15 et 22 mars, les abonnés de Sud Ouest ont voté fin décembre pour les sujets qu'ils souhaitaient voir priorisés dans leur commune. Parmi ces thèmes, baptisés « Le Choix des abonnés », figure en bonne place la question épineuse d'un nouvel équipement sportif et culturel pour l'agglomération rochelaise.

Un débat relancé par les ambitions du basket

Le sujet s'est imposé avec la montée en Betclic Élite du Stade Rochelais basket en 2024, et la descente en Pro B la saison suivante n'a pas éteint la discussion. La salle Gaston-Neveur, avec sa jauge limitée à 1 677 places, est jugée trop petite pour les ambitions du club. La campagne municipale offre ainsi l'occasion d'interroger la pertinence d'un tel investissement public.

Les partisans d'une nouvelle infrastructure

Christophe Batcabe (Une Vision pour La Rochelle, soutenue par la droite) porte le projet le plus ambitieux : une aréna de 6 500 places sur le site de l'ancien parc des expositions. Il défend un partenariat public-privé (PPP), estimant que les retombées économiques compenseront les coûts, avec 40 à 60 dates annuelles générant 10 à 15 millions d'euros de recettes directes et 12 à 20 millions d'euros de retombées indirectes.

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Olivier Falorni (Pour les Rochelaises et les Rochelais, divers gauche) relance un projet d'« omnium » d'une capacité de 4 500 places en configuration sport et 5 000 places en spectacle. Estimé à 25 millions d'euros, il privilégie le site de Beaulieu pour attirer des partenaires privés et favoriser le naming.

Thibaut Guiraud (Générations La Rochelle, divers gauche) propose une salle de basket de 4 500 places compatible avec les spectacles, limités à onze par an pour ne pas concurrencer le Stade Rochelais. Il défend un financement 100% public via l'intercommunalité, avec remboursement par les loyers et activités commerciales.

Les positions circonspectes

Maryline Simoné (La Rochelle unie, sociale, écologique et solidaire) appelle à une étude approfondie sur l'opportunité d'une nouvelle salle et le devenir de Gaston-Neveur. Elle prône une réflexion collective et transparente, mettant en garde contre les effets d'annonce non chiffrés.

Séverine Werbrouck (Rassemblement La Rochelle) exprime une prudence similaire, soulignant la nécessité de maîtriser les dépenses publiques et doutant que ce projet soit une priorité pour les Rochelais.

Les oppositions fermes

Véronique Bonnet (La Rochelle insoumise et populaire) s'oppose à un chantier perçu comme un gouffre financier et écologique, préférant flécher les fonds vers les publics vulnérables et la lutte contre la pauvreté.

Antoine Colin (Lutte ouvrière – Le camp des travailleurs) ne s'oppose pas au sport spectacle en soi, mais critique les intérêts privés derrière un tel projet. Il défend l'utilisation de l'argent public pour des priorités comme le logement social.

Ce débat illustre les tensions entre développement sportif, responsabilité financière et choix de société, au cœur des enjeux des élections municipales à La Rochelle.

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