Béziers : les travailleurs sociaux en grève pour dénoncer huit ans sans augmentation salariale
Béziers : grève des travailleurs sociaux après 8 ans sans hausse de salaire

Béziers : les travailleurs sociaux en colère après huit ans sans augmentation salariale

Les travailleurs sociaux de la Branche associative, sanitaire, sociale et médico-sociale (BASSMS) se sont mobilisés mardi 10 mars devant les établissements Jean-Gailhac et Adages SOAE de Béziers. À l'appel d'une intersyndicale regroupant la CFDT, Sud, la CGT et FO, ils ont observé une heure de débrayage pour exprimer leur mécontentement face à la stagnation de leurs conditions de travail et de rémunération.

Des revendications multiples pour un secteur en souffrance

Les manifestants, comprenant des éducateurs spécialisés et des moniteurs éducateurs, ont formulé plusieurs demandes essentielles. Gaël Brun, éducateur spécialisé à Jean-Gailhac et membre du bureau départemental CFDT santé sociaux 34, a précisé : "Nos revendications sont multiples. Parmi elles, nous voulons des financements publics garantis, à la hauteur des besoins réels qui sont importants sur Béziers. Nous demandons aussi une augmentation des salaires."

Il a ajouté avec insistance : "Nos salaires n'ont pas été augmentés depuis huit ans, car nos conventions collectives n'ont pas évolué. Il faut que cela change." Cette absence de revalorisation salariale depuis près d'une décennie constitue le cœur des préoccupations des professionnels du secteur.

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L'impact des bas salaires sur l'attractivité des métiers sociaux

Les travailleurs sociaux dénoncent également une dégradation significative de leurs conditions de travail, directement liée à la faiblesse des rémunérations. "Nos métiers ne sont pas attractifs à cause des bas salaires", a expliqué Gaël Brun. Les conséquences sont doubles : soit les effectifs sont insuffisants, entraînant une surcharge de travail pour les équipes en place, soit les établissements recrutent du personnel non qualifié que les salariés doivent former eux-mêmes, au détriment de leurs missions principales.

Cette situation crée un cercle vicieux où la qualité de l'accompagnement social et médico-social risque de se dégrader, affectant directement les bénéficiaires de ces services essentiels.

Une mobilisation qui pourrait s'intensifier

Les manifestants ont averti que cette première action ne serait pas isolée. "Cette première mobilisation. Si nous ne sommes pas entendus, elle en appellera d'autres. Et ça fait des années que nous ne sommes pas entendus…", ont-ils déclaré. La colère est palpable parmi ces professionnels qui estiment que leurs alertes répétées sur la précarisation de leur secteur n'ont pas été prises en compte par les autorités compétentes.

La mobilisation à Béziers s'inscrit dans un contexte plus large de tensions dans le secteur social et médico-social, où de nombreux professionnels dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficiles et des rémunérations qui ne suivent pas l'inflation ni l'importance de leurs missions.

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