Charente-Maritime : suspension du permis pour téléphone au volant dès mai 2026
Permis suspendu pour téléphone au volant en Charente-Maritime

Charente-Maritime : une répression accrue contre le téléphone au volant

Dans un mois, les conducteurs qui utiliseront leur téléphone en conduisant en Charente-Maritime pourront voir leur permis de conduire suspendu. Une phase d'avertissement a débuté ce 1er avril 2026, marquant une nouvelle étape dans la lutte pour la sécurité routière dans le département.

Une période de transition avant des sanctions sévères

Après les opérations « routes bleues » désormais courantes, la préfecture de Charente-Maritime intensifie son action. Ce mercredi 1er avril 2026, des policiers ont été positionnés en haut de l'avenue du 8-Mai-1945 à Lagord en fin de journée pour traquer les automobilistes indisciplinés.

Pendant un mois, les contrevenants recevront la sanction habituelle – retrait de 3 points et amende forfaitaire de 135 euros – accompagnée d'un courrier d'avertissement. Ce délai sert de transition avant l'entrée en vigueur, le 1er mai prochain, de mesures plus strictes incluant la suspension du permis.

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Un fléau responsable d'accidents graves

Raphaël Farges, sous-préfet et directeur de cabinet du préfet, souligne l'urgence : « Le téléphone au volant représentait 6 000 infractions l'année dernière et est à l'origine de plusieurs accidents graves. » Présent dans 15 % des accidents mortels, il a été impliqué dans 7 des 45 décès sur les routes du département en 2025. « Un fléau », insiste-t-il.

Des sanctions adaptées aux antécédents

À partir du 1er mai 2026, les sanctions varieront selon le passif des conducteurs :

  • Pour les contrevenants sans antécédent : maintien du retrait de 3 points et de l'amende de 135 euros.
  • Pour ceux avec un historique défavorable : l'agent verbalisateur pourra saisir la préfecture, entraînant une suspension minimale de 15 jours.

Morgane Berthonnière, commandante et coordinatrice départementale du traitement contraventionnel à La Rochelle, explique : « Les infractions pourront ensuite être classées sous condition, via une contribution citoyenne par exemple, ou faire l'objet d'une ordonnance pénale. » Les conducteurs risquent alors jusqu'à 750 euros d'amende et 3 ans de suspension.

« Ça permet de marquer les esprits. Le téléphone augmente de trois fois le risque d'accident », ajoute-t-elle. En 2025, environ 3 000 suspensions de permis avaient été prononcées dans le département, toutes infractions confondues.

Clarifications sur les dispositifs autorisés

La commandante précise : « Pour qu'il y ait infraction, il faut que le téléphone soit tenu en main. Même à l'arrêt, au feu rouge par exemple, c'est interdit. » Ainsi, les dispositifs Bluetooth ne sont pas concernés, contrairement aux oreillettes et écouteurs, qui restent proscrits.

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