Permis de conduire : après quatre échecs et 4 500 € dépensés, Orane persiste face au stress
Permis de conduire : quatre échecs et 4 500 €, Orane persiste

Permis de conduire : le parcours du combattant d'Orane, quatre échecs et des milliers d'euros dépensés

"Pourtant, je sais très bien conduire", affirme Orane, 21 ans, qui réside désormais à Montpellier. Malgré quatre tentatives infructueuses, plus de 80 heures de leçons de conduite et un investissement dépassant les 4 500 euros, elle n'a toujours pas obtenu son précieux sésame. Chaque échec est survenu à cause d'une erreur éliminatoire, souvent attribuée au stress paralysant de l'examen.

Quatre tentatives, quatre fautes éliminatoires : un récit décourageant

Lors de sa première tentative, Orane a changé de voie en plein rond-point, contrairement aux instructions de l'inspectrice, entraînant un coup de frein et un échec immédiat. "C'était assez bête. J'étais perturbée par ce qu'elle m'avait dit de faire", confie-t-elle. La deuxième fois, elle s'est engagée à contresens sur une route de village, scellant son sort. "J'ai compris que c'était mort pour moi", réagit-elle amèrement.

Au troisième examen, une erreur de direction, normalement non éliminatoire, n'a pas suffi à la sauver, malgré l'optimisme de son moniteur. Enfin, lors de sa dernière tentative, un refus de priorité à Montpellier a mis fin à ses espoirs. "Mais je veux l'avoir, mon permis !", insiste-t-elle, déterminée à persévérer.

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Un investissement conséquent et une maîtrise affirmée de la conduite

Orane souligne avoir conduit dans diverses conditions : brouillard, averses, nuit et jour. "J'ai roulé dans toutes les conditions", affirme-t-elle, attribuant ses échecs uniquement au stress envahissant lors des examens. Elle prévoit déjà une cinquième tentative, consciente que l'échec à ce stade imposerait de repasser le code en plus de l'examen pratique. "Je n'ai pas envie d'avoir fait tout ça pour rien. La prochaine fois, si je le rate encore, ça va commencer à peser. C'est une nécessité", explique-t-elle.

La Sécurité routière envisage d'assouplir les règles face à un taux de réussite bas

Le cas d'Orane n'est pas isolé. Chaque année, le taux de réussite à l'examen du permis de conduire dépasse rarement les 60 %, avec 93 % des échecs imputables à des erreurs éliminatoires, selon Le Figaro. Face à cette réalité, la Sécurité routière étudie plusieurs pistes pour faciliter l'obtention du permis :

  • Réduire le nombre d'erreurs éliminatoires à seulement 5, au lieu de la liste actuelle plus étendue.
  • Ne déclarer une erreur éliminatoire que si l'inspecteur estime qu'elle a créé un danger immédiat.
  • Valider le permis malgré une erreur éliminatoire isolée, à condition que le candidat atteigne un seuil de compétence suffisant et suive une formation de cinq heures post-examen.

En attendant une éventuelle réforme, Orane, comme des milliers d'autres candidats, continue de réviser et de travailler sur son stress, espérant que la prochaine tentative sera enfin la bonne.

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