Selon une étude de l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publiée ce mercredi 29 avril 2026, l'usage quotidien de la cigarette électronique chez les lycéens français a plus que doublé entre 2018 et 2024, passant de 2,8 % à 6,8 %. Cette progression concerne aussi bien les filles que les garçons.
Une augmentation marquée dans les lycées professionnels
La consommation quotidienne de cigarettes électroniques augmente davantage chez les lycéens scolarisés dans les lycées professionnels que chez ceux des lycées d'enseignement général et technologique (LEGT). En 2024, 11,1 % des lycéens professionnels vapotent quotidiennement, contre 5,3 % dans les LEGT. L'étude souligne également une nette différence dans l'expérimentation : 58,7 % des lycéens professionnels ont essayé la cigarette électronique en 2024, contre 41,5 % dans les LEGT, alors qu'en 2014, les proportions étaient respectivement de 36,8 % et 34,2 %.
Le rôle des "puffs" dans l'expérimentation
Les "puffs", ces cigarettes électroniques jetables interdites à la vente en février 2025, ont joué un rôle important dans l'expérimentation. L'OFDT précise que 85,5 % des lycéens expérimentateurs avaient essayé ces "puffs". Par ailleurs, la cigarette électronique est de plus en plus utilisée seule, sans consommation de tabac : 4 % des lycéens vapotaient exclusivement en 2024, contre 0,8 % en 2018. À l'inverse, la consommation quotidienne de tabac seul a chuté de 15,5 % en 2018 à 2,9 % en 2024.
Un marketing qui cible les jeunes
L'OFDT souligne que si les lycéens consomment de moins en moins de tabac depuis une quinzaine d'années, l'expérimentation de la cigarette électronique ne cesse d'augmenter, "signe d'un marketing qui cible les jeunes". En 2024, 46 % des lycéens ont essayé la cigarette électronique, contre 35,1 % en 2014. Ce phénomène touche davantage les filles : 48,7 % d'entre elles ont expérimenté en 2024, contre 43,2 % des garçons.



