Une association d'usagers réclame sa place dans le redressement hospitalier
L'association Urgences accès aux soins pour tous souhaite faire entendre la voix des patients dans le travail mené par Bertrand Perin pour redresser les finances du centre hospitalier intercommunal Marmande-Tonneins (Chic-MT). Cet établissement est placé sous administration provisoire depuis le mois de janvier, et les bénévoles refusent catégoriquement d'être mis à l'écart des discussions cruciales qui détermineront son avenir.
Une lettre ouverte aux autorités sanitaires
Lundi 9 mars, l'association a officiellement interpellé la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, ainsi que le préfet de Lot-et-Garonne, par le biais d'une lettre ouverte. Dans ce document, les représentants des usagers insistent sur la nécessité d'être pleinement associés au processus de rétablissement financier de l'hôpital. Ils rappellent qu'une décision du directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine, datée du 26 janvier, prévoyait leur implication dès fin février ou début mars.
Malgré deux courriers adressés à la direction du Chic-MT et à l'ARS, cette promesse n'a pas été honorée à ce jour, ce qui suscite une vive inquiétude parmi les membres de l'association. Ils estiment que leur exclusion compromet la transparence et l'efficacité des mesures à venir.
Une demande de rencontre urgente avant une échéance cruciale
L'association demande avec insistance à pouvoir rencontrer l'administrateur provisoire, Bertrand Perin, avant le Conseil de surveillance prévu le 18 mars. Ce rendez-vous est considéré comme essentiel pour influencer les orientations stratégiques qui seront définies. Perin doit en effet rendre sa feuille de route pour le redressement des finances début avril, un document qui scellera le destin de l'établissement à court et moyen terme.
Les bénévoles d'Urgences accès aux soins entendent peser de tout leur poids dans les choix qui seront opérés, notamment en matière de réorganisation des services, d'optimisation des ressources et de préservation de la qualité des soins. Ils craignent que des décisions prises sans leur concours ne nuisent à l'accès aux soins pour les populations locales, déjà fragilisées par la situation financière précaire de l'hôpital.
Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte plus large de tensions autour de la gestion des établissements de santé en France, où la participation des usagers est souvent perçue comme un enjeu démocratique majeur. L'association souligne que l'expertise des patients et de leurs proches est indispensable pour élaborer des solutions équilibrées et acceptables par tous.



