Donald Trump est-il fou ? L’Amérique s’interroge sur la santé mentale de son 47e président. Narcissisme aigu, propos incohérents, attaques verbales contre d’autres chefs d’État, déni de la réalité… Les outrances verbales et le comportement erratique du locataire de la Maison-Blanche relancent les débats sur son état cognitif.
Une question posée en conférence de presse
« Quelle est votre réponse aux critiques disant que c’est votre santé mentale qui devrait, peut-être, être examinée, alors que la guerre continue ? » Un ange passe furtivement dans la salle de presse de la Maison-Blanche, ce 6 avril. Un journaliste téméraire a osé poser au président américain la question centrale qui occupe les esprits d’à peu près tout ce que la Terre compte d’êtres humains.
Disons-le d’emblée : le sujet n’est pas nouveau. Son comportement erratique, ses discours où il passe du coq à l’âne, ses mensonges éhontés, son autoglorification permanente… Cela fait dix ans que la personnalité de Donald Trump captive les psychanalystes qui rêveraient de l’avoir sur leur divan.
Le mouvement « Duty to Warn »
Dès 2017, le psychologue américain John Gartner avait rassemblé des experts en santé mentale dans le mouvement « Duty to Warn » (« devoir d’alerte »), brisant la « règle Goldwater » de l’American Psychiatric Association qui leur interdit de diagnostiquer des personnalités publiques sans examen ni consentement. Ce mouvement a relancé le débat sur la nécessité d’évaluer la santé mentale des dirigeants.
Les critiques s’accumulent : incohérence dans les discours, attaques verbales contre des alliés, déni des faits scientifiques. Pour beaucoup, ces signes indiquent un trouble narcissique sévère, voire un déclin cognitif. Pourtant, aucun diagnostic officiel n’a été posé, faute d’examen direct.
La question divise : certains estiment que le comportement de Trump est simplement le reflet de sa personnalité excentrique, tandis que d’autres y voient un danger pour la démocratie. Alors que la guerre fait rage et que les crises se multiplient, l’Amérique s’interroge : jusqu’où peut-on laisser un président au comportement aussi imprévisible ?



