La Polyclinique Pau Pyrénées confrontée à un redressement judiciaire et à une grève
La direction de l'établissement privé de santé a officiellement informé ce mardi 31 mars 2026 de sa décision de demander un placement en redressement judiciaire. Cette annonce, faite lors d'un Comité Social et Économique (CSE) extraordinaire, a immédiatement provoqué une réaction des salariés, avec le lancement d'un mouvement de grève dès 19 heures le même soir.
Des craintes de fermeture qui se matérialisent
Depuis plusieurs mois, des rumeurs persistantes circulaient sur une probable fermeture de la maternité de l'établissement, anciennement connue sous le nom de maternité Navarre. La Polyclinique Pau Pyrénées, qui résulte de la fusion des anciennes cliniques Navarre et Marzet, est la propriété du groupe bordelais GBNA depuis 2022. Selon les informations rapportées par nos confrères d'Ici Béarn Bigorre, le placement en redressement judiciaire semble désormais inévitable, confirmant ainsi les appréhensions du personnel.
Un plan de sauvegarde de l'emploi et une mobilisation syndicale
L'annonce du redressement judiciaire s'accompagnerait d'un plan de sauvegarde de l'emploi, concernant les quelque 600 salariés que compte l'entreprise. Cependant, cette mesure n'a pas suffi à apaiser les tensions. Les syndicats ont appelé à une grève, qui a débuté ce mardi soir et devrait se poursuivre ce mercredi, jour où une action était déjà prévue de longue date. Cette double mobilisation souligne l'inquiétude profonde des travailleurs face à l'avenir incertain de leur établissement.
La situation reste donc très tendue à la Polyclinique Pau Pyrénées, avec des employés déterminés à se faire entendre tandis que la direction tente de naviguer à travers ces difficultés financières. Les prochains jours seront cruciaux pour l'avenir de cette structure de santé essentielle dans la région.



