Une pratique innovante mêlant sport et psychologie
La pingthérapie, qui combine le tennis de table et la psychothérapie, connaît un essor en France. Cette méthode, née au Japon, consiste à échanger des balles et des mots pour libérer les émotions et améliorer la santé mentale. Selon la psychologue clinicienne Sarah Da Silva, « le ping-pong permet de mettre en jeu le corps et l'esprit de manière ludique, favorisant l'expression des conflits intérieurs ».
Des séances structurées pour libérer la parole
Lors d'une séance type, le patient et le thérapeute échangent des balles tout en dialoguant. Le rythme des échanges, les accélérations ou les ralentissements peuvent refléter l'état émotionnel du patient. Une étude menée en 2024 par l'université de Kyoto a montré que 78 % des participants ont ressenti une diminution de leur anxiété après six séances de pingthérapie.
En France, une dizaine de praticiens proposent désormais cette approche, principalement à Paris et à Lyon. Les séances durent environ 45 minutes et coûtent entre 50 et 80 euros. « Le tennis de table est un sport accessible à tous, quel que soit l'âge ou le niveau, ce qui en fait un outil thérapeutique puissant », explique le psychothérapeute Marc Lefèvre, pionnier de la méthode en France.
Un complément aux thérapies traditionnelles
La pingthérapie ne remplace pas les traitements conventionnels, mais elle peut les compléter. Elle est particulièrement indiquée pour les personnes souffrant de stress, d'anxiété sociale ou de troubles de la communication. Les retours des patients sont positifs : « J'arrive à dire des choses que je n'aurais jamais osé exprimer en face-à-face », témoigne Julie, 34 ans, qui suit des séances depuis trois mois.
Des ateliers collectifs commencent également à voir le jour, permettant de travailler la dynamique de groupe. Selon une enquête de l'Institut national de la santé mentale, 62 % des participants à ces ateliers ont constaté une amélioration de leurs relations interpersonnelles.
Des perspectives de développement
Face à l'intérêt croissant, des formations sont organisées pour les psychologues souhaitant se spécialiser. L'association française de pingthérapie, créée en 2025, compte déjà 120 membres. Elle milite pour une reconnaissance officielle de la pratique par les autorités de santé. « Notre objectif est de démocratiser cette approche et de la rendre accessible via les maisons de santé pluriprofessionnelles », conclut Marc Lefèvre.



