Psychiatre : traiter la pédocriminalité sous l'angle judiciaire est trop tard
Pédocriminalité : agir avant les actes, selon un psychiatre

Dans une tribune publiée dans Le Monde, le psychiatre Antoine Pelissolo dénonce une approche trop répressive de la pédocriminalité. Selon lui, traiter ce phénomène presque exclusivement sous l'angle judiciaire, après les actes, est trop tard. Il appelle à une prise en charge préventive et thérapeutique.

Une approche judiciaire insuffisante

Pour Antoine Pelissolo, le système actuel se concentre sur la punition après les faits, ce qui ne permet pas de protéger efficacement les enfants. Il estime que la société doit investir davantage dans la prévention, notamment en repérant les personnes à risque et en leur proposant des soins avant qu'elles ne passent à l'acte.

La nécessité de soins spécialisés

Le psychiatre souligne que la pédocriminalité est souvent liée à des troubles psychiques profonds, qui peuvent être pris en charge par des professionnels de santé. Il plaide pour la création de structures de soins dédiées, permettant une prise en charge précoce et évitant ainsi le passage à l'acte.

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Un changement de paradigme nécessaire

Antoine Pelissolo appelle à un changement de regard sur la pédocriminalité : il ne s'agit pas seulement d'un crime, mais aussi d'une pathologie. Il estime que la prévention et le soin sont des outils plus efficaces que la seule répression pour protéger les enfants.

En conclusion, le psychiatre insiste sur l'urgence d'agir en amont, en formant les professionnels de l'enfance et en développant des programmes de prévention. Il espère que cette tribune ouvrira le débat sur une approche plus équilibrée de la pédocriminalité.

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