Un mammographe nouvelle génération pour le dépistage du cancer du sein
Le cancer du sein, véritable fléau, est le cancer le plus fréquent chez la femme : une sur huit en sera atteinte au cours de sa vie. Dans ce contexte, l'arrivée au centre hospitalier Royan Atlantique d'un mammographe de dernière génération, capable de produire des images en 3D pour détecter les anomalies, constitue une avancée majeure. Ce projet, d'un montant de 362 000 euros, a été financé par l'Agence régionale de santé (250 000 euros), la Communauté d'agglomération Royan Atlantique (75 000 euros), la Ligue contre le cancer (25 000 euros) et les clubs services du Lions.
Un enjeu de santé publique
« En France, on dénombre 433 000 nouveaux cancers par an, dont 61 000 du sein chez la femme. D'où l'importance d'un dépistage précoce », insiste Laurence Couloudou, directrice de l'hôpital. Le nouveau matériel offre des images beaucoup plus précises, améliorant ainsi la détection des anomalies. Cependant, l'accès au dépistage reste inégal sur le territoire. « La Charente-Maritime est un peu en retard par rapport à d'autres départements », note-t-elle. Dans le Pays royannais, la clinique privée Pasteur dispose également d'un mammographe, et un bon maillage territorial permet de réduire les délais de prise en charge. À l'hôpital Royan Atlantique, le délai moyen pour une mammographie de contrôle est d'environ un mois et demi, précise Gilles Cheval, cadre de santé au service imagerie.
De la 2D à la 3D
« Notre rôle est de participer à la diminution de ces temps d'attente. Notre activité n'a jamais cessé d'augmenter », constate la directrice. L'an dernier, 2 000 mammographies ont été réalisées, dont la moitié dans le cadre du dépistage organisé, ainsi que 1 800 échographies. « On est reparti sur les chapeaux de roues en 2026 avec déjà 740 mammographies et l'espoir d'atteindre l'objectif de 3 000 examens par an », poursuit Laurence Couloudou.
L'ancien mammographe, datant de 2013 et ne répondant plus aux critères d'homologation, freinait cette montée en charge. « Il fallait le renouveler et surtout repenser tout le parcours de prise en charge autour d'une équipe de professionnels », explique la directrice. Le radiologue Jean-Luc Rasschaert a été un moteur dans ce projet, formant un binôme efficace avec Gilles Cheval. « Je suis heureuse d'annoncer qu'aux côtés du docteur Rasschaert, nous devrions avoir sous un mois l'autorisation pleine et entière d'exercice du docteur Kamir Mazi. Le docteur Justin Marchetti nous a rejoints en janvier 2026. Nous disposons désormais de trois radiologues pour envisager sereinement les 3 000 mammographies par an », s'enthousiasme-t-elle.
Un équipement de pointe
La salle de mammographie rénovée accueille le nouvel appareil, plus performant et précis avec ses images en 3D. « On a aussi une palette flexible qui épouse le sein. Les patientes opérées ou douloureuses auront une compression minimale et pourront ajuster elles-mêmes cette compression selon leur tolérance », détaille Gilles Cheval. Une salle d'échographie, équipée d'un nouvel échographe, est également dédiée à ce parcours pour les patientes qui en ont besoin. L'hôpital, désormais doté d'un outil de travail dernier cri, peut se targuer d'être un acteur de pointe dans le dépistage du cancer du sein.



