Méningite en Angleterre : l'épidémie s'étend avec un cas détecté en France
Méningite : l'épidémie anglaise s'étend, un cas en France

Méningite en Angleterre : l'épidémie s'étend avec un cas détecté en France

Les autorités sanitaires britanniques maintiennent une surveillance renforcée face à l'évolution de l'épidémie de méningite dans le sud-est de l'Angleterre, tandis qu'un premier cas a été confirmé sur le territoire français. Le nombre total de cas signalés dans cette flambée de méningite à méningocoques, qui a déjà provoqué deux décès, est passé de 27 à 29, selon le dernier bilan publié vendredi par l'agence de sécurité sanitaire UKHSA.

Une progression ralentie mais inquiétante

Parmi ces 29 cas, 15 sont désormais confirmés et 11 font l'objet d'investigations approfondies. La hausse observée entre jeudi et vendredi apparaît toutefois plus contenue que lors de la précédente mise à jour, où sept nouveaux cas avaient été enregistrés en seulement 24 heures. Cette relative stabilisation n'apaise pas pour autant les inquiétudes des autorités sanitaires.

Une réponse sanitaire massive déployée

Le programme de vaccination ciblée contre le méningocoque B, lancé sur le campus de l'université du Kent, a permis d'administrer 2 360 vaccins aux populations concernées. En complément de cette campagne préventive, plus de 9 000 doses d'antibiotiques ont été distribuées aux personnes identifiées comme à risque.

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Ce traitement prophylactique concerne spécifiquement :

  • Les étudiants de l'université du Kent
  • Toute personne ayant fréquenté la discothèque Club Chemistry à Canterbury entre le 5 et le 7 mars, identifiée comme la source probable de l'épidémie
  • L'entourage proche des personnes infectées ou suspectées de l'être

Deux décès et un appel à l'élargissement de la vaccination

L'épidémie a déjà coûté la vie à deux jeunes personnes : Juliette Kenny, une lycéenne de 18 ans, et un étudiant de l'université du Kent âgé de 21 ans. Dans un communiqué poignant adressé à l'agence de presse britannique Press Association, le père de Juliette Kenny a lancé un appel pressant aux autorités pour élargir la couverture vaccinale contre le méningocoque B.

« L'empreinte laissée par Juliette Kenny doit être celle d'un changement durable. Il est temps, maintenant, de mettre les familles à l'abri des ravages de la méningite B », a-t-il déclaré, ajoutant qu'aucune famille ne devrait vivre une « telle tragédie ». Au Royaume-Uni, si les nourrissons bénéficient de cette vaccination depuis 2015, les générations nées avant cette date restent non couvertes, créant une faille dans la protection collective.

Un cas hospitalisé en France

Le ministère français de la Santé a confirmé mercredi qu'une personne ayant fréquenté l'université du Kent était hospitalisée dans un état stable sur le territoire national. Cette information confirme la propagation transfrontalière de l'épidémie et justifie la vigilance accrue des autorités sanitaires françaises.

Face à cette situation qualifiée de « sans précédent » par le ministre britannique de la Santé Wes Streeting, le Premier ministre Keir Starmer a personnellement exhorté mercredi toutes les personnes ayant fréquenté le Club Chemistry à se signaler sans délai pour recevoir le traitement antibiotique préventif. La coordination entre les services de santé britanniques et français reste essentielle pour contenir cette épidémie préoccupante.

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