Épidémie de méningite dans le sud-est de l'Angleterre : deux décès et onze hospitalisations graves
Une épidémie de méningite a frappé la région de Canterbury, dans le sud-est de l'Angleterre, entraînant la mort de deux personnes, dont un étudiant, et l'hospitalisation de onze autres dans un état grave. Les autorités sanitaires britanniques sont en alerte et ont mis en place des mesures préventives pour contenir la propagation de cette maladie dangereuse.
Détails des cas et réponse sanitaire
Entre vendredi et dimanche, treize cas présentant des signes et symptômes de méningite et de septicémie ont été signalés à l'Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA). Malheureusement, deux personnes sont décédées, et l'université du Kent a confirmé qu'une des victimes était un de ses étudiants. La plupart des personnes touchées sont âgées de 18 à 21 ans et sont étudiantes à l'université.
L'UKHSA et le service de santé public le NHS fournissent actuellement des antibiotiques à des étudiants de la région de Canterbury en réponse à plusieurs cas d'infections invasives à méningocoque. Trish Mannes, directrice adjointe de l'UKHSA dans le sud-est de l'Angleterre, a déclaré : « Les étudiants et le personnel vont naturellement être inquiets face au risque de nouveaux cas ; nous tenons toutefois à les rassurer en leur précisant que les personnes ayant été en contact étroit avec les cas confirmés ont reçu des antibiotiques à titre préventif. »
Identification de la souche et symptômes alarmants
Selon l'UKHSA, la souche de méningite à l'origine de l'épidémie dans le Kent est le groupe B, connu sous le nom de MenB. Cette maladie se manifeste souvent par de la fièvre et des maux de tête importants, accompagnés de vomissements. Deux symptômes doivent particulièrement alerter : une fièvre élevée mal tolérée, et/ou une ou plusieurs taches rouges ou violacées d'apparition rapide.
Les infections provoquées par les méningocoques, des bactéries, peuvent entraîner une méningite, une septicémie, des arthrites ou des formes aux symptômes gastro-intestinaux. Extrêmement dangereuses, elles peuvent tuer un patient de manière foudroyante si elles ne sont pas soignées et, même avec un traitement, présentent un risque élevé de mortalité et de séquelles graves.
Cas suspect à Londres et confinement de l'épidémie
Un cas suspect a été signalé à Londres, où la sœur d'une personne ayant reçu des antibiotiques, Josh Risby, 24 ans, est hospitalisée pour suspicion de méningite. Cependant, les autorités sanitaires estiment que l'épidémie reste largement circonscrite à la région de Canterbury et du Kent.
Le Dr Gayatri Amirthalingam, de l'Agence britannique de sécurité sanitaire, a déclaré à BBC Radio 5 Live : « Aussi grave et dévastatrice que soit cette épidémie actuelle, elle reste largement circonscrite à la région de Canterbury et du Kent ; nous ne constatons pas de propagation plus large. » Cette déclaration vise à rassurer la population tout en maintenant une vigilance accrue face à cette crise sanitaire.



