Jean-Luc Malet suspend le conseil pour exiger la réintégration du Manifeste
Malet suspend le conseil pour exiger la réintégration du Manifeste

Le conseil de surveillance du centre hospitalier Émile-Borel s'est réuni ce jeudi 25 juin en début d'après-midi dans les locaux de l'établissement. Le maire Clément Carles y assistait au titre de la communauté de communes, tandis que le premier adjoint Jean-Luc Malet représentait la mairie. Sitôt élu président du conseil, Jean-Luc Malet a levé la séance sans traiter l'ordre du jour, dans l'attente de la réintégration du Manifeste par l'Agence régionale de santé (ARS).

Une manifestation sous les fenêtres du conseil

À l'appel du Manifeste pour la défense des hôpitaux et maternités publics de proximité en Sud-Aveyron, une trentaine de personnes se tenaient devant la salle du conseil. Le Manifeste avait appelé la population à manifester suite au non-renouvellement de sa présence en tant que membre à la commission des usagers et au conseil de surveillance, et par conséquent au comité de pilotage (Copil) du futur hôpital commun. L'association a effectué un recours auprès de l'ARS sans obtenir de réponse. Environ neuf gendarmes étaient présents sur place.

Quelques minutes avant le début du conseil, trois représentants du Manifeste – le président Bernard Boullot, le porte-parole Henri Célié et Patricia Morlans, membre du bureau et représentante au conseil de surveillance – ont rencontré dans le couloir Suzanne Fabrègue, directrice pour l'Aveyron de l'ARS Occitanie, en présence du maire et du premier adjoint. Il a été décidé d'organiser une prochaine rencontre entre le Manifeste et la directrice.

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La séance interrompue par une déclaration

Pendant que la séance se déroulait, Henri Célié, au micro devant les fenêtres de la salle, a repris l'argumentaire du Manifeste sur son absence dans les instances représentatives et formulé des griefs concernant le fonctionnement de certains services (pharmacie, laboratoire d'analyse, pôle gériatrique). Au bout d'une demi-heure, Jean-Luc Malet est sorti de la salle, suivi des autres membres, a pris le micro et lu aux manifestants la déclaration qu'il venait de faire devant le conseil suite à son élection.

« Notre établissement est bien davantage qu'un hôpital. Il est un pilier de notre territoire. Il garantit un accès aux soins de proximité, contribue à l'attractivité du Sud-Aveyron et participe pleinement à l'équilibre de nos territoires ruraux. Nous avons la responsabilité collective de préserver et de renforcer l'hôpital, de conforter l'ensemble de ses activités, de soutenir ses équipes et de lui redonner toute sa dynamique », a déclaré Jean-Luc Malet. Pour lui, cette ambition est essentielle pour « construire des coopérations équilibrées avec les autres établissements et participer à un projet d'hôpital commun dans des conditions respectueuses de chacun ».

Un plaidoyer pour la réintégration du Manifeste

Jean-Luc Malet a souligné que cette ambition ne peut se construire que dans une gouvernance ouverte, transparente et respectueuse de la place de chacun : « C'est dans cet esprit que nous avons demandé la réintégration de l'association Le Manifeste au sein du conseil de surveillance. Sa présence est légitime. » Au-delà d'une invitation ponctuelle, il a demandé « une décision claire de réintégration » pour que sa place « soit officiellement reconnue ». En conséquence, dans l'attente « d'une réponse claire à cette demande, en tant que président du conseil, j'ai levé la séance et j'ai interrompu notre travail ». Sa déclaration s'est terminée sous les applaudissements des manifestants. Une rencontre non programmée s'est ensuite tenue en mairie entre les trois représentants du Manifeste et la directrice départementale de l'ARS.

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